musique jeunesse

Léon accordéon, p’tit dernier d’Yves Barbieux

Lili et les escargots, les Déménageurs, Urban Trad… Il ne faut plus présenter Yves Barbieux. Il revient avec un conte musical pour enfants.

Yves Barbieux, pour l’album précédent, vous aviez déjà sorti un livre. C’est pour éviter le piratage ou parce que vous aimez l’écriture ?

Un peu les deux… Mais j’avais l’histoire de Léon depuis longtemps en tête… comme un dessin animé : c’était un univers très visuel. J’ai commencé à le traduire en pâte à modeler, comme je l’avais fait pour les Déménageurs (NDLR : le dernier album s’appelle d’ailleurs Le Patamod)… Pour que ça aille vite, je l’ai fait moi-même, une mise en scène avec des photos. Puis j’ai trouvé un super dessinateur.

Vous l’avez trouvé comment ?

Yves Dumont avait fait ses études de graphisme avec ma compagne. C’est un Français qui a étudié à Bruxelles et vit maintenant au Québec.

Votre CD compte 30 titres !

Il y a dix chansons. Mais je ne voulais pas mettre que des chansons : c’est un peu comme un film sans images, une histoire d’un peu plus d’une heure, dans laquelle j’ai déjà beaucoup élagué.

Le début m’a fait penser à « Piccolo, saxo et compagnie ».

J’ai grandi avec ça ! Mais j’ai voulu faire plus qu’une présentation des différents instruments. C’est un vrai conte musical.

Ce week-end, Léon l’accordéon se produit pour la 1re fois sur scène

Oui, mais ce n’est pas encore le vrai spectacle. C’est quelque chose de chouette, qu’on a mis au point en collaboration avec la RTBF. Mais on ne commencera les répétitions du spectacle qu’en mars. Il y aura des vidéos, des projections d’images…

Il y a beaucoup de personnages, comment allez-vous faire ?

Ce n’est pas une grosse production avec 15 personnes sur scène… L’époque ne s’y prête pas ! Ils seront trois : Jonathan De Neck au chant et à l’accordéon, Pierre Bodson, avec sa voix grave et sa guitare et Aline Janssens. Nos budgets ne nous permettaient pas de faire un dessin animé, mais on verra Thierry Hercod, jouant de la vieille à roue…

Vous étiez le violon sur l’album. Vous ne serez pas sur scène ?

Non, parce que je ne suis pas un vrai chanteur… Même si j’ai fait le rap à la fin de l’histoire.

Avec la sortie de Léon, c’est un rêve de plusieurs années qui se réalise ? Après, ça, vous quitterez le monde de l’enfance ?

C’était le projet le plus costaud à réaliser : il n’y avait pas que le conte : des voix, des extérieurs, des ambiances… Je me sens bien dans le monde de l’enfance. Je viens de réaliser la musique pour une série de dessins animés qui doivent passer en décembre en France. Avec la mise en parenthèse d’Urban Trad depuis février, je suis ouvert pour d’autres projets.¦

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