Pour que cesse la violence

Betty Batoul raconte dans les classes son enfer et sa reconstruction. Pour ne pas que l’histoire se reproduise.

RTL TVI

Ce 25 novembre, c’est la journée mondiale contre les violences faites aux femmes. Charlotte Baut a rassemblé des témoignages forts.

En Belgique, une femme sur cinq est victime de violences, physiques ou morales. À l’occasion de la journée mondiale contre la violence faite aux femmes, Charles Neuforge, habituellement à la barre de Reporters a donné carte blanche à Charlotte Baut.

Elle raconte avoir cette idée de reportage en tête depuis deux ans : depuis sa rencontre avec Betty Batoul, la présidente de l’association Succès qu’elle recevait pour son livre Un coquelicot en hiver. Dans ce livre, Betty Batoul raconte son parcours, des années de violences, d’humiliation… et sa reconstruction.

Elle est le fil rouge de ce reportage : on la suit dans une classe où elle raconte son histoire aux plus jeunes, filles et garçons pour que «ce qui nous est arrivé à nous ne vous arrive jamais ». Un témoignage fort que les élèves applaudissent copieusement.

D’autres témoignages forts, ce sont ceux de Catena, Sabine ou Lucie. «Le courage de ces femmes m’a bouleversée, dit Charlotte Baut. Après tout ce qu’elles ont enduré elles parviennent à trouver la force de se battre. Betty Batoul les aide dans ce combat. Elle a tout lâché pour créer son association qui n’est même pas encore reconnue.»

Catena tente de se reconstruire après avoir été la «chose » de son mari pendant 16 ans. Aujourd’hui, elle ne parvient plus à avoir de contacts physiques avec un homme, pas même tenir la main d’un homme. Mais elle participe à des ateliers pour tenter de dépasser cette peur.

Sabine s’est isolée petit à petit de sa famille et de ses amis à cause de son mari jaloux et violent. Quand elle a enfin eu le courage de le quitter, après 17 ans de mariage, il a fait du chantage. Et des mots, il est passé aux coups. Il l’a agressée, cagoulé, sur son lieu de travail et a été condamné à deux ans de prison. Maintenant qu’il est sorti, il continue de la menacer et de voir leur fils… comme si de rien n’était.

Lucie, 20 ans est la seule dont vous ne verrez pas le visage : la jeune femme est toujours en couple avec l’homme qui la fait souffrir. Un témoignage, illustré de celui de l’assistante sociale qui la suit, pour tenter de comprendre le mécanisme de manipulation complexe et sournois qui attache ces femmes à des hommes violents.

RTL TVI, 19.45