Le racisme dégoûtant d’une politologue suisse

« Ma première réaction, spontanée, en tant que mère fut : Oh non ! Quelle horreur ! Ma seconde : ça ne m’étonne pas. Un autocar belge – en mettant l’accent sur le ‘belge’. » Dès le premier paragraphe de sa chronique, Regula Stämpfli politologue et philosophe helvétique donne le ton. Paru quelques heures après le drame sur le très populaire site www.news.ch, son texte, cherche à identifier le véritable responsable de cette catastrophe.

Mais très vite, l’auteur dérape. « Dans le cas du chauffeur d’autocar portant une plaque d’immatriculation belge, cela signifie que la formation, le contrôle, les techniques de conduite, l’équipement du véhicule sont, en Belgique, du même niveau que dans un pays du tiers-monde, voire plus faibles encore », note-t-elle, en ne fournissant ni chiffres ni preuves. Après avoir rappelé que durant plus d’un an et demi, la Belgique n’a pas disposé de gouvernement fédéral sans que cela ne semble gêner personne, Regula Stämpfli critique la gestion du secteur immobilier bruxellois.

La politologue poursuit. Selon elle, il faudrait désormais utiliser, dans l’univers des infrastructures routières européennes, un nouveau terme, « Belgisation », qui servirait à décrire « un pays où apparemment tout est possible et où les personnes responsables ne doivent jamais purger leur peine, un pays […] duquel rien de bon ne peut sortir, si ce n’est le chocolat, les moules, les frites et un certain humour surréaliste. »¦