Sécurité

Viols : la Belgique dans le sinistre top

En Belgique, les plaintes pour viol sont nombreuses. Peu aboutissent à une condamnation.

En Belgique, les plaintes pour viol sont nombreuses. Peu aboutissent à une condamnation.

-James Peragine – Fotolia

La Belgique est un des pays où on rapporte le plus de viols. Mais selon une chercheuse, ce n’est pas forcément… une mauvaise nouvelle.Selon l’ONU,la Belgique est un des pays où on rapporte le plus de viols pour 100.000 habitants. Mais selon Liesbet Stevens, de la KUL. ce n’est pas forcément...une mauvaise nouvelle.Selon l’ONU,la Belgique est un des pays où on rapporte le plus de viols pour 100.000 habitants. Mais selon Liesbet Stevens, de la KUL. ce n’est pas forcément...une mauvaise nouvelle.Selon l’ONU,la Belgique est un des pays où on rapporte le plus de viols pour 100.000 habitants. Mais selon Liesbet Stevens, de la KUL. ce n’est pas forcément...une mauvaise nouvelle.Selon l’ONU,la Belgique est un des pays où on rapporte le plus de viols pour 100.000 habitants. Mais selon Liesbet Stevens, de la KUL. ce n’est pas forcément...une mauvaise nouvelle.

Un peu plus de 26 viols pour 100 000 habitants sont signalés chaque année en Belgique, selon les chiffres de l’UNODC, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. La Belgique se classe sixième d’une liste de cinquante pays. Le Lesotho occupe la première place du classement, devant Trinidad et Tobago et la Suède. L’Égypte et la Syrie ferment la marche.

Inquiétant ? oui et non, selon Liesbet Stevens, doctorante en droit de la KUL qui a étudié le phénomène de la violence sexuelle en Belgique. « D’abord, il est difficile de dire qu’il y a plus de viols dans un pays juste sur base des plaintes. Il faudrait une recherche plus scientifique, basée sur une étude sociologique ».

Mais surtout, la chercheuse estime que la position de la Belgique dans le classement de l’ONU peut même être considérée… comme une bonne nouvelle.

« Dans certains pays, le viol est encore un tabou beaucoup plus fort. Les femmes qui ont été violées y perdent leur honneur et ont donc peur de parler. Chez nous, c’est le contraire. Les autorités ont vivement incité les femmes à en parler. Et la police prend beaucoup plus au sérieux les plaintes pour viol qu’il y a 20 ou 30 ans. Dans ce sens, on peut considérer que l’augmentation du nombre de plaintes est une bonne nouvelle. Mais ne nous leurrons pas non plus. S’il y a beaucoup de plaintes, c’est aussi parce qu’il y a beaucoup de violence sexuelle malgré tout. Les fausses plaintes pour viol sont rares… »

Autre explication pour expliquer le nombre de viols élevé en Belgique : la législation beaucoup plus stricte.

En 1989, la loi sur le viol a changé et a été élargie.

Ainsi, alors que dans certains pays le viol dans le mariage, par exemple, n’est pas reconnu, en Belgique, c’est le contraire.

Autre différence juridique : le viol technique (digital, objet, etc.) est considéré chez nous comme étant un viol à part entière et donc susceptible d’être jugé aux assises.

« Certains pays ont une autre définition moins large du viol. C’est ce qui explique en partie qu’il y ait beaucoup de plaintes chez nous » poursuit la chercheuse. Qui se dit par contre beaucoup plus inquiète concernant un autre chiffre révélé par l’ONU : seuls 4 % des plaintes aboutissent à un jugement.

Très peu en comparaison de la moyenne européenne qui est de 14 % ». ¦

Un peu plus de 26 viols pour 100.000 habitants sont signalés chaque année en Belgique, selon les chiffres de l’UNODC, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. La Belgique se classe sixième d’une liste de cinquante pays. Le Lesotho occupe la première place du classement, devant Trinidad et Tobago et la Suède. L’Egypte et la Syrie ferment la marche.

Inquiétant ? oui et non, selon Liesbet Stevens, doctorante en droit de la KUL qui a étudié le phénomène de la violence sexuelle en Belgique.

«D’abord, il est difficile de dire qu’il y a plus de viols dans un pays juste sur base des plaintes. Il faudrait une recherche plus scientifique, basée sur une étude sociologique ».

Mais surtout, la chercheuse estime que la position de la Belgique dans le classement de l’ONU peut même être considérée...comme une bonne nouvelle.

«Dans certains pays, le viol est encore un tabou beaucoup plus fort. Les femmes qui ont été violées y perdent leur honneur et ont donc peur de parler. Chez nous, c’est le contraire. Les autorités ont vivement incité les femmes à en parler. Et la police prend beaucoup plus au sérieux les plaintes pour viol qu’il y a 20 ou 30 ans. Dans ce sens, on peut considérer que l’augmentation du nombre de plaintes est une bonne nouvelle . Mais ne nous leurrons pas non plus. S’il y a beaucoup de plaintes, c’est aussi parce qu’il y a beaucoup de violence sexuelle malgré tout. Les fausses plaintes pour viol sont rares... »

Autre explication pour expliquer le nombre de viols élevé en Belgique : la législation beaucoup plus stricte.

En 1989, la loi sur le viol a changé et a été élargie. Ainsi, alors que dans certains pays le viol dans le mariage, par exemple, n’est pas reconnu, en Belgique, c’est le contraire. Autre différence juridique : le viol technique (digital, objet, etc.) est considéré chez nous comme étant un viol à part entière et donc susceptible d’être jugé aux Assises.

« Certains pays ont une autre définition moins large du viol. C’est ce qui explique en partie qu’il y ait beaucoup de plaintes chez nous » poursuit la chercheuse. Qui se dit par contre beaucoup plus inquiète concernant un autre chiffre révélé par l’ONU : seuls 4  % des plaintes aboutissent à un jugement. Très peu en comparaison de la moyenne européenne qui est de 4 % ».

Une affaire d’Etat

Il y a peu, la ministre de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet avait sorti des chiffres eux aussi inquiétants : en 2010, par exemple, 50 094 dossiers pour violence sexuelle avaient été ouverts, soit 137 par jour. Une étude révélait également que près d’un tiers des femmes victimes n’en parlaient pas.

Du coup, Milquet a décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire de cette problématique une véritable affaire d’Etat pour 2012.

Ainsi, le PAN (Plan d’Action Nationale), qui était essentiellement destiné à lutter contre la violence intrafamiliale, concernera désormais également la violence sexuelle dans les lieux publics.

Un tableau de bord chiffré ser amis en place afin d’adapter en temps réels les réponses à apporter à un problème en évolution.

Un délégué à la lutte contre la violence faite aux femmes sera désigné. Il devra faire des recommandations et interpellations, organisera des campagnes de sensibilisation et coordonnera les politiques de prévention et d’action. Il gérera également les données statistiques.

Enfin, 2013 sera officiellement « année de la violence faite aux femmes » et consacrée entièrement à des actions concrètes de lutte. Une politique qui ne peut évidemment s’avérer efficace que dans un cadre de lutte commune à toute l’union européenne. Raison pour laquelle Joëlle Milquet plaide également pour une harmonisation de la politique de combat contre les violences sexuelles à l’échelon de l’Union. ¦

Un peu plus de 26 viols pour 100.000 habitants sont signalés chaque année en Belgique, selon les chiffres de l’UNODC, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. La Belgique se classe sixième d’une liste de cinquante pays. Le Lesotho occupe la première place du classement, devant Trinidad et Tobago et la Suède. L’Egypte et la Syrie ferment la marche.

Inquiétant ? oui et non, selon Liesbet Stevens, doctorante en droit de la KUL qui a étudié le phénomène de la violence sexuelle en Belgique.

«D’abord, il est difficile de dire qu’il y a plus de viols dans un pays juste sur base des plaintes. Il faudrait une recherche plus scientifique, basée sur une étude sociologique ».

Mais surtout, la chercheuse estime que la position de la Belgique dans le classement de l’ONU peut même être considérée...comme une bonne nouvelle.

«Dans certains pays, le viol est encore un tabou beaucoup plus fort. Les femmes qui ont été violées y perdent leur honneur et ont donc peur de parler. Chez nous, c’est le contraire. Les autorités ont vivement incité les femmes à en parler. Et la police prend beaucoup plus au sérieux les plaintes pour viol qu’il y a 20 ou 30 ans. Dans ce sens, on peut considérer que l’augmentation du nombre de plaintes est une bonne nouvelle . Mais ne nous leurrons pas non plus. S’il y a beaucoup de plaintes, c’est aussi parce qu’il y a beaucoup de violence sexuelle malgré tout. Les fausses plaintes pour viol sont rares... »

Autre explication pour expliquer le nombre de viols élevé en Belgique : la législation beaucoup plus stricte.

En 1989, la loi sur le viol a changé et a été élargie. Ainsi, alors que dans certains pays le viol dans le mariage, par exemple, n’est pas reconnu, en Belgique, c’est le contraire. Autre différence juridique : le viol technique (digital, objet, etc.) est considéré chez nous comme étant un viol à part entière et donc susceptible d’être jugé aux Assises.

« Certains pays ont une autre définition moins large du viol. C’est ce qui explique en partie qu’il y ait beaucoup de plaintes chez nous » poursuit la chercheuse. Qui se dit par contre beaucoup plus inquiète concernant un autre chiffre révélé par l’ONU : seuls 4  % des plaintes aboutissent à un jugement. Très peu en comparaison de la moyenne européenne qui est de 4 % ».

Une affaire d’Etat

Il y a peu, la ministre de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet avait sorti des chiffres eux aussi inquiétants : en 2010, par exemple, 50 094 dossiers pour violence sexuelle avaient été ouverts, soit 137 par jour. Une étude révélait également que près d’un tiers des femmes victimes n’en parlaient pas.

Du coup, Milquet a décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire de cette problématique une véritable affaire d’Etat pour 2012.

Ainsi, le PAN (Plan d’Action Nationale), qui était essentiellement destiné à lutter contre la violence intrafamiliale, concernera désormais également la violence sexuelle dans les lieux publics.

Un tableau de bord chiffré ser amis en place afin d’adapter en temps réels les réponses à apporter à un problème en évolution.

Un délégué à la lutte contre la violence faite aux femmes sera désigné. Il devra faire des recommandations et interpellations, organisera des campagnes de sensibilisation et coordonnera les politiques de prévention et d’action. Il gérera également les données statistiques.

Enfin, 2013 sera officiellement « année de la violence faite aux femmes » et consacrée entièrement à des actions concrètes de lutte. Une politique qui ne peut évidemment s’avérer efficace que dans un cadre de lutte commune à toute l’union européenne. Raison pour laquelle Joëlle Milquet plaide également pour une harmonisation de la politique de combat contre les violences sexuelles à l’échelon de l’Union. ¦

Un peu plus de 26 viols pour 100.000 habitants sont signalés chaque année en Belgique, selon les chiffres de l’UNODC, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime. La Belgique se classe sixième d’une liste de cinquante pays. Le Lesotho occupe la première place du classement, devant Trinidad et Tobago et la Suède. L’Egypte et la Syrie ferment la marche.

Inquiétant ? oui et non, selon Liesbet Stevens, doctorante en droit de la KUL qui a étudié le phénomène de la violence sexuelle en Belgique.

«D’abord, il est difficile de dire qu’il y a plus de viols dans un pays juste sur base des plaintes. Il faudrait une recherche plus scientifique, basée sur une étude sociologique ».

Mais surtout, la chercheuse estime que la position de la Belgique dans le classement de l’ONU peut même être considérée...comme une bonne nouvelle.

«Dans certains pays, le viol est encore un tabou beaucoup plus fort. Les femmes qui ont été violées y perdent leur honneur et ont donc peur de parler. Chez nous, c’est le contraire. Les autorités ont vivement incité les femmes à en parler. Et la police prend beaucoup plus au sérieux les plaintes pour viol qu’il y a 20 ou 30 ans. Dans ce sens, on peut considérer que l’augmentation du nombre de plaintes est une bonne nouvelle . Mais ne nous leurrons pas non plus. S’il y a beaucoup de plaintes, c’est aussi parce qu’il y a beaucoup de violence sexuelle malgré tout. Les fausses plaintes pour viol sont rares... »

Autre explication pour expliquer le nombre de viols élevé en Belgique : la législation beaucoup plus stricte.

En 1989, la loi sur le viol a changé et a été élargie. Ainsi, alors que dans certains pays le viol dans le mariage, par exemple, n’est pas reconnu, en Belgique, c’est le contraire. Autre différence juridique : le viol technique (digital, objet, etc.) est considéré chez nous comme étant un viol à part entière et donc susceptible d’être jugé aux Assises.

« Certains pays ont une autre définition moins large du viol. C’est ce qui explique en partie qu’il y ait beaucoup de plaintes chez nous » poursuit la chercheuse. Qui se dit par contre beaucoup plus inquiète concernant un autre chiffre révélé par l’ONU : seuls 4  % des plaintes aboutissent à un jugement. Très peu en comparaison de la moyenne européenne qui est de 4 % ».

Une affaire d’Etat

Il y a peu, la ministre de l’Egalité des chances, Joëlle Milquet avait sorti des chiffres eux aussi inquiétants : en 2010, par exemple, 50 094 dossiers pour violence sexuelle avaient été ouverts, soit 137 par jour. Une étude révélait également que près d’un tiers des femmes victimes n’en parlaient pas.

Du coup, Milquet a décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire de cette problématique une véritable affaire d’Etat pour 2012.

Ainsi, le PAN (Plan d’Action Nationale), qui était essentiellement destiné à lutter contre la violence intrafamiliale, concernera désormais également la violence sexuelle dans les lieux publics.

Un tableau de bord chiffré ser amis en place afin d’adapter en temps réels les réponses à apporter à un problème en évolution.

Un délégué à la lutte contre la violence faite aux femmes sera désigné. Il devra faire des recommandations et interpellations, organisera des campagnes de sensibilisation et coordonnera les politiques de prévention et d’action. Il gérera également les données statistiques.

Enfin, 2013 sera officiellement « année de la violence faite aux femmes » et consacrée entièrement à des actions concrètes de lutte. Une politique qui ne peut évidemment s’avérer efficace que dans un cadre de lutte commune à toute l’union européenne. Raison pour laquelle Joëlle Milquet plaide également pour une harmonisation de la politique de combat contre les violences sexuelles à l’échelon de l’Union. ¦