Une troisième dictée et de bonnes résolutions

Janvier, en effet, surtout le premier jour de l’an, nous barde de bonnes résolutions. C’est ce que vous propose cette nouvelle dictée préparatoire au Balfroid proche maintenant.

Participes passés ou adjectifs qualificatifs

Certains participes passés employés seuls ressemblent comme des frères à des adjectifs qualificatifs.

Épluchons ceux du texte :

– abîmé (abimé) est adjectif puisque inutile qui a la même fonction l’accompagne.

tenus s’accorde avec propos ; il pourrait être participe s’il venait du verbe tenir.

remplis, du verbe remplir est participe passé. « Nous sommes remplis, remplies au féminin pluriel ».

Quoi qu’il en soit, ne réfléchissez pas trop à ce sujet puisque l’un et l’autre s’accordent avec le nom auquel ils se rapportent.

Participes passés ou verbes à l’infinitif

Pour certains, il n’y a pas de doute puisque la prononciation nous aide à les reconnaître (reconnaitre).

– Ainsipris, qui prend toujours un « s », puisque prise au féminin.

– fait avec un « t » puisque faite au féminin.

servi du verbe servir avec un « i » : servi – servie.

Là où l’on entend « é », il faut faire attention. Le remplacer par un verbe en « er » paye toujours.

L’analyse des participes passés

Dans ce texte, ils sont tous conjugués avec l’auxiliaire avoir.

fait ayant son complément d’objet direct derrière ne varie pas.

pris, remplacé et juré sont du même tonneau.

La seule difficulté dans l’accord est le participe passé où le complément direct est placé devant :

forgées est le seul dans ce cas ; nous avions forgé quoi ? que, mis pour pensées, au féminin pluriel, donc « ées ».

– pour servir, il ne faut pas se laisser piéger, car il n’y a pas de complément direct. Donc il reste invariable. « Elles avaient servi à nous » ; nous est complément indirect.

L’infinitif

Parfois, le verbe à l’infinitif est clair puisqu’il se termine par « r » ou « re », comme séduire, s’évanouir ou mettre. Pour les autres, il faut appliquer le truc de remplacement par un verbe en « r ».

adopteret s’appliquer sont de ceux-là.

Des particularités à souligner

Pourquoi écrit-on remplis au masculin pluriel ?

Parce que le nous qui le précède est censé être au masculin pluriel et cela quand il n’y a pas de précision. Dans un groupe, même s’il n’y a qu’un garçon, c’est lui qui l’emporte, en grammaire s’entend !!!

– Paraissent, ne prend pas d’accent circonflexe sur le « i » ; ce n’est le cas que devant un « t » et encore ! Désormais, on peut le supprimer (il paraît ou il parait).

– soucis : ne vous y trompez pas ; ce nom commun ne prend pas de « s » au singulier (un souci).

– nous n’y prenons garde : nous ne prenons garde à cela (« y »). L’« y » est pronom personnel. N’y a des homonymes : nid, nid, nie (du verbe nier).

Il y aurait encore « tant d’autres choses agréables » à raconter, mais pour aujourd’hui c’est assez.

Bonne reprise du deuxième trimestre et à la semaine prochaine pour une quatrième dictée.¦