BALFROID

Une dernière dictée avant la trêve de Noël

Juste avant Noël et pour se faire plaisir en vue d’un Noël blanc, voici la deuxième dictée pour se préparer au Balfroid.

D’abord, trois mots moins employés, mais bien en phase avec le thème choisi.

– la féerie : on ne prononce pas le «e» muet, ce qui est normal, placé au milieu du mot ; féerie vient de fée, cela devrait donner une indication ; du monde des fées, fantastique.

– métamorphosés : changés, transformés ; le «ph», mais pas seulement, peut poser une interrogation. En effet, métamorphosés est un participe passé employé avec l’auxiliaire être et s’accorde avec le sujet «Les alentours» égalant les environs au masculin pluriel.

– Alentour sans s est un adverbe, signifie tout autour, «rien là ni alentour».

– quémandant : du verbe quémander, mendier ; participe présent.

– dix-neuf et mille : déterminants numéraux cardinaux : trait d’union pour l’un, toujours au singulier pour l’autre.

Adjectifs qualificatifs ou participes passés ?

Il n’est pas toujours facile de distinguer l’adjectif qualificatif du participe passé employé seul. Quoi qu’il en soit, puisqu’ils s’accordent l’un et l’autre avec le nom auquel ils se rapportent, il faut raisonner de la même façon pour ne pas commettre d’erreur.

Aucun doute n’est possible sur les qualificatifs suivants : Beau, lumineux, prodigieux, chanceux et magnifique ; enneigé en est un aussi, pourtant on pourrait croire qu’il vient du verbe enneiger et vu du verbe voir.

– éblouis, lui, vient bien de éblouir, et entamée de entamer et sont à coup sûr, des participes passés, comme envoyée, tombés et entamée.

Ne cherchez pas trop les petites ficelles, contentez-vous de faire de bons accords.

Conjugaison, forme interrogative

Trois verbes sont conjugués à la forme interrogative. Ils comportent tous un trait d’union entre eux et le pronom qui suit : seront-ils, trouveront-ils, perdureront-elles.

C’est une simple inversion dans les cas ci-dessus. Parfois, il faut ajouter un «?t?» phonétique : fera-t-il ? Finira-t-il ?

Ne pas confondre infinitif et participe passé

On nous ressasse tellement de faire bien attention aux participes passés que certains en voient partout. Prenez soin de les remplacer par un verbe où le «?r?» s’entend, alors pas de surprise !

– quitter : sans sortir.

– réconforter : les réjouir.

– réchauffer : les rétablir.

Cette méthode est imparable.

Quand aux participes passés, il a déjà été question de métamorphosés.

– logés est aussi employé avec l’auxiliaire être et s’accorde avec le sujet ils, masculin pluriel.

Un seul cette fois est employé avec l’auxiliaire avoir ; il s’agit de transformé ; le complément direct dirigeant l’accord est placé derrière et laisse donc ce participe en l’état, c’est-à-dire invariable.

Allez, encore un petit effort avant de bénéficier d’heureuses vacances de Noël, pleines de surprises. C’est ce que je vous souhaite sincèrement.

Déjà, bonne et féconde année 2012.

Derrière ma fenêtre, la neige !

Beau, lumineux, prodigieux ce décor enneigé vu à travers ma fenêtre ! Sans quitter la maison, la féerie opère, plus belle qu’une carte postale envoyée à Noël.

Les flocons tombés depuis dix-neuf jours déjà ont transformé le cadre habituel. Les alentours en sont comme métamorphosés.

Si c’est une joie pour nos yeux éblouis, il n’en est pas de même pour les moins chanceux. Certains que nous avons croisés en ville, quémandant un regard, seront-ils logés cette nuit ? Trouveront-ils un sourire pour les réconforter, une soupe pour les réchauffer ? Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir. Cet enchantement sera peut-être bref.

Les joies de mille glissades enfantines perdureront-elles ? Profitons donc de cette saison magnifique à peine entamée.