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La N-VA se prend une plaque d’immatriculation dans la figure

-Reporters

À peine 6 demandes d’immatriculation sur 100 sont faites en néerlandais à Bruxelles, a-t-on appris à la suite d’une question posée par un député N-VA. Qui attendait sans doute une autre réponse…

Ben Weyts aurait mieux fait de ne pas poser la question. Car la réponse lui est revenue sous forme d’une plaque d’immatriculation prise en pleine figure…

Le député N-VA avait ainsi demandé à Étienne Schouppe (CD & V) de lui faire le topo sur les demandes d’immatriculation à Bruxelles en fonction du rôle linguistique, dans les communes à facilités, explique la Libre dans son édition de ce matin. Et la réponse a dû se faire mordre la langue à Ben Weyts. Dans ces communes de la périphérie, en 2010, 8 demandes d’immatriculation sur 10 l’ont en effet été en français. Pour la capitale dans son ensemble, le taux de plaques « flamandes » est encore bien moindre : un petit 6,3 %…

Voilà qui donne de quoi remettre en question l’idée des partis flamands qui estiment généralement que 12 à 15 % Bruxellois s’expriment dans la langue de Vondel. Une estimation dont a d’ailleurs découlé une clé de répartition francophone/néerlandophone de 80/20 pour certains budgets attribués en matière communautaire.

Ces chiffres ne sont pourtant en soi une réelle surprise. Ils vont ainsi dans le sens d’une récente étude de démographes qui avaient estimé la population néerlandophone à Bruxelles à 5,3 % (pour 66,5 % de francophones et 28,1 % d’étrangers).

Dans la réponse obtenue d’Étienne Schouppe, le député nationaliste flamand trouvera toutefois un élément de consolation : en ce qui concerne les demandes d’immatriculations pour les véhicules de société, le rapport n’est plus « que » de 2 pour 1 pour les plaques francophones. Cependant, nombre de grandes sociétés faisant le choix de faire une demande en néerlandais, rien n’indique que celui qui se mettra au volant de la voiture s’exprime effectivement dans cette langue.¦