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Yves Leterme défend l’expo 2017

Surréaliste, la candidature de Liège à l’exposition internationale de 2017 ? Pas du tout, estime le Premier ministre qui l’a défendue bec et ongles.

Le Premier ministre Yves Leterme a souligné mardi à Paris le projet éminemment national que revêt la candidature belge de la ville de Liège à l’organisation de l’Exposition internationale 2017.

La candidature liégeoise, qui a pour thématique « connecter le monde pour rapprocher les hommes » (connecting the world, linking people), constituerait une « opportunité idéale », a dit M. Leterme, celle de « favoriser le dialogue avec la communauté internationale tout entière en ce qui concerne le développement, l’accès et l’utilisation des nouvelles technologies de communication et d’information », autant d’outils susceptibles d’être mis au service de la « solidarité », de la « coopération » et du « développement ».

Soutenant que l’Expo liégeoise serait l’occasion de « célébrer » l’Europe, au-delà de ses frontières (2017 marquera le soixantième anniversaire du Traité de Rome), Yves Leterme a également mis en évidence l’importance d’une candidature qui « s’inscrit dans la stratégie de développement de Liège et de la Wallonie ».

La ville de Liège connaît « depuis quinze ans une transformation économique et urbaine remarquable », a fait observer le premier ministre belge selon qui la cité ardente, troisième ville du pays, et qui constitue « une charnière à l’intersection des mondes latin et germanique », symbolisera en 2017 « la reconversion réussie d’une cité millénaire ».

Présentée en pleine crise politique sur fond de déchirement entre les communautés flamande et francophone du pays, cette candidature pourrait passer pour surréaliste. Mais Yves Leterme a répondu « oui » sans hésitation mardi, au sortir d’un entretien avec son homologue français François Fillon, lorsqu’un journaliste lui a demandé si la Belgique existerait encore en 2017.

Selon les estimations, les dépenses opérationnelles du projet Liège 2017 pourraient s’élever à 228 millions d’euros et le coût des infrastructures à 544 millions d’euros. Les revenus opérationnels pourraient atteindre 339 millions d’euros et la valorisation des pavillons 493 millions d’euros. Six millions de visiteurs passeraient par Liège si sa candidature était retenue.

Outre Liège, la ville d’Astana, capitale du Kazakhstan, est également candidate. Le Kazakhstan dispose de moyens financiers extraordinaires pour faire valoir sa candidature. La candidature d’Astana tourne autour des énergies du futur. L’assemblée générale du BIE, qui compte des représentants de 157 États membres (dont une série de petites îles), tranchera en novembre 2012.¦