EMPLOI

Les organismes d'insertion sociale contre la segmentation des demandeurs d'emploi

La FeBISP veut une réelle politique d'accompagnement sans stigmatisation et sans exclusion.
La FeBISP veut une réelle politique d'accompagnement sans stigmatisation et sans exclusion. -Reporters
La Fédération bruxelloise des organismes d'insertion socioprofessionnelle et d'économie sociale d'insertion (FeBISP) s'inquiète du projet de segmentation des demandeurs d'emploi par le Forem, une tendance à la segmentation qui s'opérerait également à Bruxelles, selon la FeBISP.

En Wallonie, les CPAS et les organismes d'insertion ont déjà déclaré leur inquiétude face à la stigmatisation des demandeurs d'emploi, ainsi que la logique de 'sous-traitance' du Forem.

Selon la Fédération, le bureau wallon pour l'emploi travaille sur une répartition des chômeurs en quatre catégories dont la dernière aurait été baptisée celle des personnes 'les plus éloignées de l'emploi', catégorie des chômeurs 'rencontrant des problématiques MMPP (médical, mental, psychologique ou psychiatrique) et sociales'.

La FeBISP souhaite ne pas créer de nouvelles catégories "qui viendraient s'ajouter aux autres déjà nombreuses et instaurer une discrimination malsaine entre les personnes".

La FeBISP veut une réelle politique d'accompagnement sans stigmatisation et sans exclusion. La Fédération voit avec "beaucoup d'inquiétude" l'apparition de la catégorie des demandeurs d'emploi 'non-orientables'.

"Avec une expertise d'une trentaine d'années, l'insertion socioprofessionnelle est toujours restée prudente quant à la catégorisation des demandeurs d'emploi et a toujours refusé, avec force, de définir une catégorie de manière non objective et plaçant ces demandeurs d'emploi dans une voie sans issue", soutient la FeBISP.

La notion de 'non-orientables' est une "dérive dangereuse qui spécule négativement sur le futur de ces personnes". "De plus, la possibilité de les transférer vers un autre mécanisme de solidarité semble montrer une volonté de se débarrasser des demandeurs d'emploi les plus éloignés du travail et paraît leur nier le droit à l'accompagnement vers l'emploi."