Dictée du Balfroid n°5: Du grésil et des giboulées

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Voici la dernière dictée préparatoire concoctée par Liliane Balfroid. Une dernière occasion de s’entraîner avant les demi-finales.

Voici un peu de tout pour une ultime préparation afin de vous permettre d’être parés.

Plusieurs mots de vocabulaire courant

- affreusement : deux « f » pour cet adverbe, qui, soit dit en passant reste invariable comme tous ses pareils.

- le grésil : on prononce normalement le « l » final, contrairement à fusil ou outil, par exemple.

- la lassitude : la semaine dernière, j’ai déjà expliqué l’importance des deux « s » entre deux voyelles et cela pour la prononciation.

- intensité : ne relève pas de cette règle puisque le « s » se trouve entre une consonne et une voyelle.

- intempéries : le son « en » prend un « m » parce qu’il est devant un « p ». Devant un « m » (emménager) ou un « b » (embout), c’est la même chose.

Des adjectifs, amis du nom

- actuels et reconnaissants sont des attributs des sujets respectifs cols, écharpes, gants et Nous.

- exceptionnel : reste invariable; il s’accorde avec la locution infinitive quelque chose.

- Parmi les adjectifs possessifs, nous avons « leur » durée. On le laisse au singulier parce que, logiquement, c’est la durée des hivers.

Les verbes et leurs participes passés

- passent : est au pluriel, car il va sans dire que ce sont les gens qui passent et non l’air. - croyez : impératif présent du verbe croire à la deuxième personne du pluriel.

- tardera : troisième personne du singulier du futur simple. Ne jamais mettre un « s ». - apportés : le mois de mars nous a apporté quoi ? « que » mis pour grésil et giboulées, donc au masculin pluriel.

- animé : le complément d’objet direct est derrière, donc ce participe passé reste invariable.

- expédiées : comme un simple adjectif, l’accord se fait avec cartes.

- sorties : de la même veine que l’exemple précédent, s’accorde avec pousses, au féminin pluriel.

J'en termine pour cette fois-ci. Votre enseignant(e) pourra, mieux que moi, couvrir vos lacunes.

 

Du grésil et des giboulées

Il y a des hivers comme celui-ci, même si leur durée nous paraît (parait) affreusement longue.

Le grésil et les giboulées que le début du mois de mars nous a apportés ont animé le paysage comme des cartes de Noël expédiées en retard. L’air fatigué des gens qui passent dit assez leur lassitude d’un hiver prolongé.

Les cols relevés, les écharpes enroulées, les gants fourrés restent toujours actuels.

Le gel nocturne, revenu avec une nouvelle intensité, recouvre les perce-neige(s), et les jeunes pousses sorties dans les parterres. Ne croyez pourtant pas que ces intempéries, gênantes à la longue, ont quelque chose d’exceptionnel.

Les saisons, bien rangées et venant à leur tour, persistent jusqu’au bout et ce troisième mois de l’année joue son rôle sans désemparer.

Nous n’en serons que plus reconnaissants au doux printemps qui ne tardera plus.