Dictée du Balfroid n°2: Au rendez-vous de la saison nouvelle

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Liliane Balfroid propose ici sa seconde dictée préparatoire avant les demi-finales qui débutent le 29 janvier. Elle décortique les pièges.

 

La dictée n°1

C’est le deuxième « rendez-vous » préparatoire aux dictées officielles 2011. Je vous livre encore de petites astuces. Il y a toujours des pièges au programme.

Des mots usuels

- zèbrent : du verbe zébrer, signifiant marquer de raies comme un zèbre.

- jusque-là : égale jusqu’à ce moment-là. Entre les deux mots, un trait d’union.

- s’en fabriquer : se fabriquer de cela.

Homonymes : « sans » (sans fin); « sang » (verser son sang); « c’en » (c’en est trop); « cent » (cent personnes); « sent » (cela sent bon).

- le nom jacinthes : ici au pluriel, est récurrent. Il est appris en sixième primaire. Toutes sortes de cas

- brins de paille : il y a plusieurs brins d’une seule paille.

- branchages morts : il y en a beaucoup.

- Mille : ne prend jamais de « s ».

- jaunes et mauves : adjectifs désignant une couleur, varient parce qu’ils sont simples.Sinon, l’ensemble reste invariable : des rubans vert pâle (= d’un vert pâle).

- toutes grandes : l’adverbe « tout » varie en genre et en nombre devant un mot féminin commençant par une consonne.

- quoique : conjonction de subordination, signifie « bien que » ; en un seul mot ; est suivi d’un verbe au subjonctif « soient ».

- trouent : est à la troisième personne du pluriel de l’indicatif présent. La phrase où il se trouve est dite de base, c’est à dire composée d’un sujet, d’un verbe et d’un complément dans l’ordre classique.

- ses : déterminant possessif au pluriel.

Les participes passés du jour

- repérés : du verbe repérer, conjugué avec l’auxiliaire avoir, s’accorde avec « qu’ » mis pour branchages au masculin pluriel, donc « és ».

- portés : la règle précédente est applicable ici.

- réintégré : ce participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir reste invariable puisqu’il est suivi de son complément d’objet direct.

- réjouis : participe passé du même type que les deux premiers ; « nous », complément d’objet direct étant censé au masculin pluriel puisqu’il n’y a pas d’autres précisions.

- affûté : reste invariable pour la même raison que « réintégré ».

Mettez encore ce texte et ses difficultés dans l’escarcelle de votre savoir. Bonnes fêtes de fin d’année avant les prochains exercices.

 

Au rendez-vous de la saison nouvelle.

Fin février déjà, quelques oiseaux zèbrent le ciel à la recherche de brins de paille et de branchages morts qu’ils ont repérés depuis longtemps pour s’en fabriquer un nid douillet. Mille signes prémonitoires marquent la fin de l’hiver quoique de fortes pluies ou de fraîches (fraiches) giboulées soient encore à craindre. Les vêtements imperméables et chauds que nous avons portés jusque-là n’ont pas encore réintégré le placard.

Des pointes vertes trouent le sol détrempé. Des crocus jaunes et des jacinthes mauves remplaceront bientôt les perce-neige (perce-neiges) courageux qui nous ont réjouis précocement.

Les températures plus douces ne sont pas les dernières à nous indiquer le renouveau.

Le jardinier n’a pas encore affûté (affuté) ses outils, mais cela ne tardera pas. Bientôt les pelouses demanderont une première coupe et les fenêtres s’ouvriront toutes grandes dans un délire printanier.