La sous-capitalisation constitue un problème pour les SPRL starter

(Belga) La sous-capitalisation constitue un problème pour les SPRL starter, selon le Centre pour entreprises en difficultés (CED) qui estime que les conditions pour se lancer dans la création de ce type de société ne sont pas assez encadrées. "La cause de faillite la plus fréquente observée au centre, c'est la sous-capitalisation des entreprises. Ce n'est pas un capital de départ d'un euro qui va aider", explique Cindy Torino, conseillère juridique au CED. "Les SPRLs vont, soi-disant, relancer l'économie face à la crise mais il s'agit plus d'un outil fiscal qu'économique. Derrière une société, les jeunes estiment que leur capital privé est protégé", déplore Cindy Torino. Néanmoins, après cinq ans, les nouveaux entrepreneurs sont redevables de 18.500 euros de capital social (qu'une SPRL doit normalement avancer au départ). "On leur a toujours dit 'si vous partez en vacances, contractez des assurances'. Aujourd'hui, on leur dit 'partez avec votre sac à dos'", ironise la conseillère. En ce qui concerne le plan financier, il doit être rédigé sous supervision d'un professionnel du chiffre. Selon le CED, rares sont ceux qui veulent voir leur responsabilité professionnelle engagée dans un projet "bancal"; ce qui expliquerait en partie le nombre limité de SPRLs créées à ce jour (51). De plus, cette opportunité est, selon la conseillère, ouverte à tous les domaines d'activités alors qu'elle devrait être limitée aux métiers de service, qui nécessitent un capital de départ moindre. Le CED offre un service d'assistance gratuit pour les indépendants et dirigeants de PME bruxelloises. (COC)