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Taxes US sur l’acier et l’aluminium: Charles Michel rassure prudemment

Taxes US sur l’acier et l’aluminium: Charles Michel rassure prudemment

Le Premier ministre a une nouvelle fois plaidé pour un commerce «libre et équitable». AFP

Charles Michel a donné son impression sur les premiers développements des taxes sur les importations d’aluminium et d’acier aux USA.

Les premières informations provenant de Washington concernant les taxes sur les importations d’aluminium et d’acier – qui ne touchent pour le moment pas l’Union européenne – sont positives, mais il faudra voir ce qu’elles impliquent, a estimé le Premier ministre Charles Michel lors d’une conférence de presse au sommet européen jeudi soir.

Le sujet des taxes américaines à l’importation d’acier et d’aluminium doit être abordé jeudi soir lors du dîner des chefs d’État et de gouvernement des 28. «Nous aurons l’occasion de voir en temps réel ce que signifie cette déclaration, non seulement dans ses grandes orientations, mais également dans les conditions et nuances qui pourraient peut-être nous amener à devoir réagir, en fonction des informations que nous recevrons à ce sujet», a commenté le Premier ministre.

En fin d’après-midi, le président américain Donald Trump a annoncé des mesures contre la Chine, épargnant – provisoirement – l’Union européenne. «Si l’hypothèse d’une exemption pour l’Union européenne est ouverte, la question est de savoir si elle s’accompagnera d’une conditionnalité, et si oui, laquelle?», a estimé Charles Michel. «Nous prenons acte de la préoccupation de Donald Trump par rapport au déficit commercial des États-Unis. Est-ce que pour autant il appartient au reste du monde de le résoudre parce qu’il y aurait eu des menaces brutales de protectionnisme?»

Si l’exemption était liée à la condition d’ouvrir des négociations sur certains sujets, «il faudrait voir ce que cela implique». «Le diable se cache souvent dans les détails», a-t-il prévenu.

Le Premier ministre a une nouvelle fois plaidé pour un commerce «libre et équitable». «Et je ne pense pas que ça passe par des menaces, des ukases», a-t-il poursuivi.