BELGIQUE

Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux, a été libre pendant 36 heures

Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux, a été libre pendant 36 heures

Archive: Michel Lelièvre lors de son procès en 2001 REPORTERS

Michel Lelièvre, l’ancien complice de Marc Dutroux, a pu quitter la prison au début du mois pour la première fois en cinq ans, a indiqué jeudi son avocate Benjamine Bovy.

Il a été autorisé à passer une journée et une nuit dehors pour préparer sa libération définitive, rapporte VTM.

L’ancien acolyte de Marc Dutroux, âgé de 46 ans, a écopé d’un total de 25 ans d’emprisonnement pour avoir enlevé An, Eefje, Sabine et Lætitia. D’ici trois ans, il aura purgé sa peine pour ces enlèvements.

Au début du mois, l’homme a reçu l’autorisation de l’administration pénitentiaire de quitter pendant 36 heures la prison d’Ittre, dans le Brabant wallon, afin de préparer sa libération imminente. Il s’agissait de sa première nuit en dehors des murs de la prison depuis 1996, a souligné Me Bovy. Selon elle, ce n’était que la première d’une série d’autorisations de sortie.

Michel Lelièvre a dû respecter plusieurs conditions pour quitter la prison. Il devait rester à l’écart des provinces du Limbourg, belge et néerlandaise. Il ne pouvait pas non plus se rendre dans le Brabant flamand. L’état allemand de Rhénanie du Nord-Westphalie ainsi que la commune liégeoise d’Ans étaient également interdits.

Paul Marchal: «On n’y est jamais préparé»

Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux, a été libre pendant 36 heures
Le père d’An s’y attendait, mais il n’était évidemment pas prêt. BELGA
«C’est positif que nous avons été informés du congé pénitentiaire (de Michel Lelièvre), mais d’un autre côté, vous ne pouvez jamais être préparé au moment où le criminel qui a kidnappé, abusé et tué votre enfant, est en liberté», a réagi jeudi Paul Marchal, le père d’An.

«Nous nous préparions à apprendre qu’il bénéficierait d’un congé pénitentiaire, dans la perspective de sa libération complète. Il est plus ou moins correct que cela se passe de cette façon. Je peux l’accepter. Michelle Martin, condamnée à 30 ans de prison, est libre depuis cinq ans. Michel Lelièvre a écopé de 25 ans de prison, mais il lui reste encore trois ans. Il n’est pas encore prêt d’être libéré. Pour moi, en tant que père d’An, il doit purger toute sa peine», a encore affirmé Paul Marchal.

«J’espère que les autres proches, dans d’autres dossiers, ont également été informés de la sorte. Nous ne savions pas quel jour il serait autorisé à quitter la prison. Je l’avais demandé, mais cela ne m’a pas été communiqué. Pour moi personnellement, j’ai préféré ne pas savoir quel jour il était autorisé à sortir», a conclu M. Marchal.

L’incompréhension du père d’Eefje

Ce n’est qu’après que la décision a été prise que nous avons été informés du congé pénitentiaire de Michel Lelièvre. Nous, en tant que survivants ou victimes, n’avons pas notre mot à dire. Nous devons subir. Évidemment, cela entraîne de l’incompréhension», a indiqué jeudi la compagne du père d’Eefje, Els Schreurs.

«En ce qui concerne les modalités d’exécution de la peine, nous ne pouvons pas faire entendre notre voix. Nous ne sommes pas impliqués là-dedans. Nous n’avons donc pas été informés à l’avance (du congé pénitentiaire de Michel Lelièvre). Nous avons appris la nouvelle une fois que la décision a été prise. Dans notre pays, c’est réglementé ainsi. Cela fait plus d’un mois que nous en avons été informés», a expliqué la compagne de Jean Lambrecks.

Au début du mois, l’homme de 46 ans a reçu l’autorisation de l’administration pénitentiaire de quitter pendant 36 heures la prison d’Ittre, dans le Brabant wallon, afin de préparer sa libération imminente. Il s’agissait de sa première nuit en dehors des murs de la prison depuis 1996, a souligné Me Bovy. Selon elle, ce n’était que la première d’une série d’autorisations de sortie.