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VIDÉOS | Les 10 meilleurs chants de supporters décortiqués

VIDÉOS | Les 10 meilleurs chants de supporters décortiqués

les supporters de Besiktas sont les plus bruyants au monde!! Photo News

Tantôt hymnes de clubs, tantôt chansons dédiées à des joueurs, les «fan songs» représentent une partie importante du folklore footballistique. (Re-)Découverte.

Les hymnes de clubs

1) «You’ll never walk alone» (Liverpool/ Angleterre)

Écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II en 1945 pour la comédie musicale Carousel, ce titre est devenu l’une des «fan songs» les plus célèbres dans l’univers du football.

Repris en 1965 par Gerry & the Pacemakers, groupe ultra-populaire à Liverpool, cette balade anglaise s’est en effet rapidement imposée comme l’hymne du Liverpool Football Club, l’un des clubs les plus populaires d’Angleterre et d’Europe.

D’autres stades ont depuis repris ce hit, notamment à Glasgow où les fans du Celtic entonnent également lors de chaque rencontre un autre tube de la musique anglaise, « Just can’t get enough » de Depeche Mode.

2) «Boca mi buen amigo» (Boca Juniors/ Argentine)

Dans les stades argentins (et plus généralement sud-américains), les chants des fans accompagnés de cuivres et tambours au cœur même des tribunes donnent une coloration rythmée toute particulière aux rencontres, offrant un décor plutôt éloigné de ce que l’on retrouve dans les stades anglais, plus conventionnels.

Dans le chaudron de la «Bombonera», le mythique stade de Boca Juniors, nombreux sont ainsi les hymnes repris en chœur par «la Doce», les ultras de Boca.

Parmi ces chants, il y a notamment le fameux «Boca mi buen amigo», lequel précède traditionnellement chaque rencontre des Xeneize et raconte la déclaration d’amour inconditionnel des fans pour leur club.

Les chants de supporters en Argentine sont légion, chaque club redoublant d’inventivité pour, pratiquement chaque saison, pondre un nouvel hymne.

On l’a encore vu en 2017 avec le club de San Lorenzo, lequel a repris le tubesque «Despacito» pour en faire une nouvelle ode au « Ciclon ».

3) «Horto magiko» (Panathinaïkos/ Grèce)

Dans certains pays méditerranéens, l’ambiance surchauffée des stades rappelle souvent les rythmes effrénés entonnés dans les stades sud-américains.

En Grèce, par exemple, la «fan culture» se décline la plupart du temps au travers d’un club omnisports, mêlant ainsi plusieurs disciplines, les supporters transvasant du stade de football au terrain de basket ou de volley et vice-versa leurs hymnes hystériques.

Parmi ceux-ci, provenant des ultras de la «Gate 13» du Panathinaïkos, le «Horto magiko», hymne sportif aux relents mystiques, a depuis longtemps dépassé les frontières du pays, vantant les mérites de cette «herbe magique», référence directe pour le coup au trèfle géant, symbole du club depuis les années 20, et dont le rapprochement avec une autre substance «herbeuse», bien moins licite celle-là, semble évident…

En évoquant les clubs omnisports grecs, on ne peut s’empêcher d’évoquer également le Aris de Salonique, dont les ultras sont «partenaires» de ceux de Boca Juniors et n’ont pas leur pareil pour mettre l’ambiance dans une salle de basket...

4) «Dy dy dy na na na mo mo mo» (Dynamo Dresden/Allemagne)

Pour encourager son équipe, il n’est pas toujours nécessaire d’inventer des chants aux savantes paroles.

Moins réputée que la Premier League anglaise (et pourtant!), la Bundesliga allemande compte de nombreux clubs aux hymnes légendaires et chants de supporters («fangesänge» en allemand) mythiques. Si les ambiances sont sans doute parmi les plus belles d’Europe dans les tribunes du Borussia Dortmund, de l’Eintracht Frankfurt ou du 1FC Köln, c’est un échelon plus bas que l’on retrouve le public sans doute le plus chaud et le plus impressionnant d’Allemagne, au Dynamo Dresden.

Et là, pas besoin de chichi: trois syllabes répétées à trois reprises suffisent à embraser tout le stade…

5) «Dale Cavese» (Cavese/ Italie)

Pour le très populaire «Dale Cavese», pas besoin non plus de retenir de longues paroles insensées.

Au départ, il s’agit d’un chant populaire vénézuélien datant de 1958 et dont le succès est arrivé en Europe dans les années 70 grâce à Julio Iglesias. Ce tube? «Moliendo Cafe».

Repris par les ultras du petit club italien de Cavese, dont le plus haut fait d’arme est un passage de trois ans en Serie B au début des années 80, ce tube populaire transformé en «Dale Cavese» pour l’occasion est l’un des premiers hymnes de supporters à se propager à travers toute l’Europe grâce aux réseaux sociaux!

C’est en effet au départ d’une vidéo publiée sur la plateforme YouTube que de nombreux ultras d’autres clubs reprendront en chœur ce désormais standard des stades de football.

Et les Diables rouges n’échappent pas à la règle!

6) «Les corons» (Lens/ France)

Mais si Cavese a puisé dans le répertoire populaire vénézuélien pour s’inventer un hymne, d’autres ont parfois su trouver plus proche d’eux…

À Lens, le stade Bollaert vibre lors de chaque mi-temps à l’unisson lorsque retentit le tube de 1982 de Pierre Bachelet, «Les corons».

Véritable témoin du folklore local, ce chant dresse un portrait de la réalité de générations entières de mineurs et de fils de mineurs qui peuplent la région du Nord, dont le club de Lens est l’un des étendards.

Les hymnes d’équipes nationales

7) «Oh wie ist das schön» (Allemagne)

Certaines équipes nationales ont également leur propre hymne, indépendamment de l’hymne national. Si tout le monde est déjà resté bouche bée devant le «God save the queen» entonné par les fans des «Three Lions», nombreux sont aussi ceux qui ont déjà entendu le chant de victoire de la Mannschaft, «Oh wie ist das schön» («Oh, que c’est si beau»)

Écrit par le promoteur de boxe et musicien (!) Walter Rothenburg dans les années 50, ce chant populaire appartient à la culture carnavalesque allemande. En héraut de ce pan de la culture allemande qu’il est, Mickie Krause a repris et modernisé cet hymne, tout comme de nombreux autres hits carnavalesques entendus dans de très nombreux stades allemands… et à Eupen.

8) «Ég er kominn heim» (Islande)

Si les Islandais ont marqué les esprits lors du récent Euro français avec leur fameux clapping à la sauce viking, c’est en réalité un autre hymne que les supporters islandais exportent depuis des lustres lors de chacune de leur rencontre: «Ég er kominn heim», qui signifie littéralement «Je suis à la maison».

Une sorte de mélange à la fois glacial et chaleureux entre le bon vieux «On est chez nous» entendu dans toutes les buvettes du foot provincial et le puissant «You’ll never walk alone» évoqué plus haut…

Les hymnes de joueurs

9) «Kolo Yaya Song» (Manchester City/ Angleterre)

Enfin, il y a également cette mode à la «player song». Née outre-Manche, au sein de la prestigieuse (et médiatisée) Premier League, la tradition de ces chansons dédiées à des joueurs a rapidement envahi les stades anglais.

L’un des premiers exemples et restés parmi les plus célèbres demeure la fameuse «Kolo Yaya song», entonnée régulièrement par les fans de Manchester City sur la mélodie de «No Limit» du groupe belgo-hollandais 2 Unlimited lorsque les deux Ivoiriens et frères, Kolo et Yaya Touré, portaient la tunique des Citizens.

10) «Will Grigg on fire» (Wigan/ Angleterre + Irlande du Nord)

Inventée par un supporter de Wigan Athletic, club anglais où a entraîné Roberto Martinez avant d’émigrer à Everton puis chez les Diables rouges, la «player song» «Will Grigg’s on fire» a fait le buzz lors du dernier Euro.

Sur l’air de «Freed from desire» de Gala, les supporters nord-irlandais ont repris ce «hit» des tribunes de Wigan pour encourager ce buteur qui, au final, n’a pas joué une seule minute lors de l’Euro 2016! Mais cela n’a pas empêché les fans nord-irlandais de populariser la chanson, reprise au cœur quelques semaines plus tard lors d’un match amical et où Will Grigg est (enfin!) entré sur la pelouse…

On pointera que de nombreux Diables rouges disposent de leur propre « player song » dans les stades anglais… dont certains sont parfois pour le moins osé!

BONUS | Le record du Besiktas

S’il ne s’agit pas réellement d’un hymne, les supporters du club turc de Besiktas ont pris pour habitude de réaliser de nombreuses prouesses vocales, véritables démonstrations de force.

Avec plus de 140 décibels enregistrés dans le Vodafone Park, le public de Besiktas détient ainsi le record du public le plus bruyant au monde…