BELGIQUE

Des Rafale à la place de nos F-16? Le gouvernement étudie l’implication juridique de l’offre française

Des Rafale à la place de nos F-16? Le gouvernement étudie l’implication juridique de l’offre française

Archive – Deux Rafale de l’armée de l’air française dans le ciel afghan. AFP

Le gouvernement fédéral étudie toujours l’implication juridique de la proposition française de partenariat stratégique dans le cadre du remplacement des F-16, a indiqué mardi le Premier ministre, Charles Michel, en commission de la Chambre.

À l’issue du délai pour remettre une offre dans le cadre de la procédure lancée par la Belgique pour remplacer ses chasseurs-bombardiers, deux agences étatiques se sont manifestées, promouvant l’une le F-35 du constructeur américain Lockheed Martin et l’autre l’Eurofighter produit par le consortium éponyme, qui rassemble le groupe britannique de défense et de sécurité BAE Systems, Airbus Defence & Space et l’italien Leonardo.

Un troisième concurrent était attendu: le Rafale du groupe français Dassault mais, à la surprise générale, il ne s’est pas inscrit dans le cadre de l’appel d’offres (en jargon un «Request for Government Proposal», RfGP). La ministre française, Florence Parly, de la Défense a proposé en septembre à son homologue belge, Steven Vandeput, un «partenariat approfondi et structurant» fondé sur le Rafale et une implication belge dans le développement d’un avion de combat de nouvelle génération, envisagé par la France et l’Allemagne à l’horizon 2040 dans le contexte d’une relance de la défense européenne.

Au mois d’octobre, M. Vandeput avait indiqué qu’à ses yeux, la France s’était mise juridiquement hors jeu en n’adressant pas une soumission conforme au RfGP. En comité restreint, le gouvernement fédéral n’a toutefois pas écarté la proposition française et demandé une analyse juridique de celle-ci.

Quatre mois plus tard, l’affaire n’est toujours pas tranchée. «Nous sommes toujours dans l’analyse juridique», a expliqué M. Michel.

Vu la complexité du dossier, le gouvernement souhaite s’entourer de toutes les précautions. Le 14 février, il doit se prononcer sur les offres finalement retenues.

«D’abord, la clarté juridique. Ensuite, l’appréciation politique», a ajouté le Premier ministre.