Hassen Ben Ammar «s’excuse énormément» avant l’entrée en délibération

Hassen Ben Ammar «s’excuse énormément» avant l’entrée en délibération

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La cour d’assises du Brabant wallon est entrée en délibération aux environs de 18h00, vendredi, pour trancher sur le volet «culpabilité» dans le procès d’Hassen Ben Ammar.

L’accusé est en aveu depuis le premier jour d’avoir poignardé mortellement son épouse et d’avoir grièvement blessé sa belle-mère, le 19 janvier 2014 à Villers-la-Ville. Comme ils l’avaient annoncé cette semaine, les avocats de la défense n’ont pas contesté la culpabilité de leur client, même si celui-ci avait indiqué au premier jour du procès qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer les deux victimes.

Vendredi après-midi, les trois avocats d’Hassen Ben Ammar, tout comme les parties civiles et l’avocat général, ont demandé à la cour de répondre «oui» aux deux questions qui sont posées sur la culpabilité. Logiquement, au terme de la délibération, l’accusé devrait donc être déclaré coupable de meurtre et de tentative de meurtre. Le débat le plus important aura lieu lundi, à propos de la peine à appliquer à cet homme né en 1983 à Tunis et arrivé en Belgique en 2011 après son mariage avec Delphine Purnelle.

Les avocats de la défense ont cependant demandé plusieurs fois aux jurés de soigner particulièrement la motivation de leur arrêt sur la culpabilité, et de ne pas y reprendre les mots très durs exprimés par l’avocat général Yves Moreau lors de ses réquisitions. Ils ont relevé que le fils de Delphine Purnelle et Hassen Ben Ammar, qui était présent lors du drame et est aujourd’hui âgé de cinq ans, lira un jour l’arrêt rendu par la cour d’assises. Cet arrêt devra l’aider à comprendre pourquoi il n’a plus de maman, et pourquoi il ne peut voir son père qu’en prison, espèrent les avocats.

Pour les conseils d’Hassen Ben Ammar, le réquisitoire de l’avocat général, qui a traité en matinée leur client de menteur, de tricheur et de bluffeur qui instrumentalise ses avocats est une «entreprise de destruction massive». Ils ont appelé les jurés à davantage de compréhension, car le drame qui s’est déroulé le 19 janvier 2014 à Villers-la-Ville est l’échec d’une véritable histoire d’amour.

Prenant la parole avant l’entrée en délibération, Hassen Ben Ammar a admis avoir commis les faits. «Je m’excuse énormément et j’espère qu’un jour, on pourra me pardonner», a-t-il affirmé.