TERRORISME

Opération franco-suisse: huit hommes inculpés en France par un juge antiterroriste

 Cette opération est intervenue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en France le 19 juillet et d’une procédure pénale lancée en Suisse en juin 2016.
Cette opération est intervenue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en France le 19 juillet et d’une procédure pénale lancée en Suisse en juin 2016.-Reporters / Abaca

Huit hommes, interpellés mardi dans une opération menée en France et en Suisse, ont été inculpés dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat en France, a indiqué samedi une source judiciaire.

Présentés vendredi à un juge antiterroriste, ils ont été inculpés pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé la même source. Sept d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Le huitième a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Au total, dix personnes tenant des propos violents sur la messagerie cryptée Telegram, âgées de 18 à 65 ans, avaient été arrêtées lors de cette opération antiterroriste, dont neuf en France. La dixième, une Colombienne de 23 ans interpellée en Suisse, a été placée en détention provisoire pour trois mois, à la demande du Ministère public du pays.

Parmi les dix personnes interpellées mardi, figurent un Suisse de 27 ans, décrit par Paris comme un «prétendu imam» qui aurait endoctriné les autres, ainsi qu’un ancien militaire de 65 ans converti à l’islam et deux frères suivis pour radicalisation.

Il s’agissait «d’un groupe d’individus qui correspondent sur des réseaux sécurisés (...) et qui tenaient des propos extrêmement violents», a indiqué vendredi sur franceinfo le procureur de Paris, François Molins, évoquant «un passage à l’acte dans les mois (à venir) en France avec des cibles, par contre, qui étaient plutôt indéterminées».

Selon une source judiciaire, certains se disent «explicitement partisans» du groupe jihadiste Etat islamique.

Selon les premiers éléments de l’enquête, aucune arme n’a été retrouvée au cours des perquisitions en France, dans le sud-est et en région parisienne. Du matériel informatique a en revanche été saisi.