Le Resto du Coeur de Namur, aussi appelé "la Maison de la solidarité", a célébré ses trente ans d'existence vendredi après-midi en présence des fondateurs de l'ASBL, des présidents et directeurs qui se sont succédé depuis sa création, ainsi que plusieurs bénévoles actifs hier et aujourd'hui, dont Éliane Tillieux, ministre wallonne de l'Emploi et de la Formation.

Parmi les fondateurs de ce Resto du Coeur figurent des travailleurs sociaux de la Ville de Namur, des éducateurs, des assistants sociaux, mais aussi des hommes politiques namurois, dont Marcel Maaskant, échevin namurois des Affaires sociales en 1987, qui est l'un des principaux hommes à l'origine de l'association. Tout comme la plupart des personnes qui ont vu évoluer l'établissement, il se dit content du chemin accompli, tout en espérant néanmoins que cette structure puisse disparaître un jour.

"Lors de son inauguration, nous avions déjà déclaré que l'on pouvait être fier qu'une telle ASBL voit le jour, mais que nous espérions qu'elle ne soit pas nécessaire trop longtemps", s'est souvenu Jean-Marc Toussaint, son président de 1987 à 1993. "Pourtant aujourd'hui, il semble que l'histoire se répète inlassablement", a, de son côté, souligné la ministre Tillieux.

Au départ, la volonté du Resto n'est pas seulement d'offrir simplement à manger aux personnes précarisées, "mais c'est aussi une écoute, une volonté de les aider à se relever et sortir la tête haute", explique l'actuelle présidente Joëlle Tuteleers.

En trente ans, l'établissement a, non seulement, changé d'allure mais s'est aussi diversifié avec, notamment, une école de devoirs, une boutique de droit (un service juridique et social), une bibliothèque, un service de médiation de dettes ainsi que des logements d'insertion et de transit.

Actuellement, le Resto du Coeur de Namur distribue environ 20.000 repas par an ainsi que 24.000 colis. Une soixantaine de bénévoles oeuvrent pour l'établissement qui accueille de plus en plus de jeunes, de personnes isolées, de famille monoparentale et de SDF. Outre les dons, la ville octroie 15.000 euros de subsides par an et la Région wallonne offre son soutien via des aides ponctuelles en fonction des projets.