MOHIVILLE

Faucheur de margherites, la tête dans les nuages

Notre lecteur-reporter de la semaine vit littéralement aux quatre vents. Si son plancher des vaches est bien Mohiville, Firmin Henrard se passionne dans les airs, à bord de planeurs anciens qu’il restaure.

Cette personnalité villageoise partage son temps entre l’aérodrome de Saint-Hubert et son atelier, ainsi qu’à la salle des Murmures du Bocq, où il affectionne sa tâche de secrétaire de l’ASBL. «Je vis à Mohiville depuis toujours, et ce même avant la fusion des communes en 1977. Ma passion pour les planeurs anciens est venue naturellement, il y a 37 ans. Mon père en pratiquait déjà. Si j’ai commencé par l’aviation, les planeurs ont pris le dessus. J’en ai personnellement 7, peut-être la plus grande collection privée de Belgique, que j’ai restaurée moi-même. Le plus vieux date d’ailleurs de 1935, et est toujours en état de vol!» Le planeur, ce n’est pas un sport extrême, fait pour la recherche de sensations fortes. Il s’agit plutôt du plaisir d’être dans les airs, sans moteur, «comme un oiseau ». «Une belle expérience fut l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres en 2012, par la société olympienne de Wenlock. Nous avons participé à la reconstitution des JO de 1940, annulés pour cause de guerre, lorsque le vol à voile était bel et bien une discipline! » Des retours dans le passé, qui vont de pair avec l’atmosphère du village, dominé par l’Église Saint-Pierre. Mohiville, village rural dont l’origine du nom viendrait son caractère humide: «mouhi» en wallon équivalant à «moisi». Une bonne raison d’en profiter depuis le ciel!