LIÈGE

Place Cockerill: quand le parking se transforme en espace vert

Hélène Van Ngog et Nicolas Javaux, deux citoyens qui s’opposent au projet présenté par la Ville pour la transformation de la place Cockerill.
Hélène Van Ngog et Nicolas Javaux, deux citoyens qui s’opposent au projet présenté par la Ville pour la transformation de la place Cockerill.-ÉdA Hermann

La Plateforme Place Cockerill, qui s’oppose au projet de transformation présenté par la Ville de Liège, a transformé des places de parking en zones vertes ce vendredi.

Quelques places de parking transformées en espaces verts, un fauteuil, des chaises, un peu de détente. La place Cockerill et le Quai-sur-Meuse avaient presque revêtu un caractère champêtre ce vendredi. C’est à l’initiative de la Plateforme Place Cockerill que ce quartier de la Liège a été coloré de quelques notes de vert. Ce geste s’inscrit dans le cadre du Park(ing) Day, une journée internationale qui invite chacun à transformer les espaces gris et bétonnées en lieux verts et agréables.

Surtout, c’est pour rappeler son opposition au projet de transformation de la place présenté par la Ville à la fin du printemps que la plateforme s’est manifestée. Le projet de parking souterrain sous la place Cokerill est en effet passé à la vitesse supérieure. Il s’accompagne d’une série d’aménagements, concernant la Passerelle et l’accès au quai, notamment.

Constituée de plusieurs associations (le Gracq, urbAgora, les commerçants du quartier), la plateforme a immédiatement fustigé le projet qu’elle considère tout bonnement mauvais, sur bien des points: omniprésence de la voiture, accès à la Passerelle rendu plus difficile, manque de convivialité, absence de concours d’architecture, etc.

Quelque 2 800 signatures ont été apposées sur la pétition qui circulait avant l’été. Les autorités de la Ville ont été rencontrées. Maintenant que l’été est passé, il s’agit de leur rappeler que la contestation est toujours de mise.

«Nous avions envisagé d’organiser un grand Parking Day sur la place Cockerill, avec des artistes, des événements, etc. La Ville ne nous a pas octroyé les autorisations, en expliquant qu’avec les Fêtes de Wallonie et les déviations mises en place, cela pouvait poser un problème de sécurité. Mais on a le sentiment qu’on nous a un peu empêchés d’organiser cet événement», considère Hélène Van Ngoc, membre de la Plateforme Place Cockerill.

Quant au projet pour la place, «la Ville a annoncé une série de modifications, elle a senti que la protestation était très forte», poursuit Nicolas Javaux. «Mais ce sont des modifications sur des points de détail. Le problème, c’est le projet en lui-même. Il ne faut pas le modifier, mais en faire un autre.»

La plateforme plaide en outre pour une réflexion globale sur le quartier, qui pourra s’apparenter de plus en plus à un pôle culturel, avec l’université, le Théâtre de Liège, divers commerces spécialisés et une Grand-Poste dont l’avenir n’est pas encore clairement tracé.