évasion

Benidorm et ses multiples facettes

Avec ses hivers doux et particulièrement secs, Benidorm est une destination très prisée qu’on apprend à apprécier au fil des heures. Derrière les buildings, Benidorm offre de belles surprises.

Benidorm, on aime ou on n’aime pas. Quand on découvre la ville en venant de l’aéroport d’Alicante, notre première impression est plutôt négative. Alors que notre car roule le long de la côte, on voit soudain d’immenses buildings sortir de terre. On dirait Las Vegas. Avec la mer Méditerranée en plus. On apprendra rapidement que ces grands buildings sont nécessaires pour loger les 300 000 touristes qui investissent les rues et les plages en haute saison. Car Benidorm, c’est LA destination prisée de la Costa Blanca. Cette année, la station balnéaire a d’ailleurs accueilli trente pour cent de touristes en plus par rapport à l’année dernière.

Quand on creuse un peu, on apprend à aimer Benidorm, ses cinq kilomètres de front de mer où on se promène en refaisant le monde, ses deux plages principales – Levante, animée, et Poniente, plus calme –, sa lumière et ses trois cents jours de soleil par an. À Benidorm, il y a des touristes tout le temps. Mais c’est plus calme en hiver. «Si vous venez ici en juillet, la plage est bondée. On ne voit plus le sable », nous lance Marc-Paul Dobbelaere, alias Marco Polo, notre guide.

Bon, personnellement, on préfère Benidorm en arrière-saison. La foule, très peu pour nous. En automne ou en hiver, l’endroit est agréable. Une belle opportunité de faire le plein de soleil à moins de trois heures de la grisaille belge. Car, au mois de mars, qui peut donc se vanter de traîner en maillot de bain sur la plage à 19h? A Benidorm, c’est possible. Les frileux peuvent toujours opter pour une promenade sur le front de mer jusqu’au centre historique situé sur un promontoire à l’intersection des deux plages principales. Un lieu où on peut découvrir l’église San Jaime et sa coupole bleue, signe distinctif des églises de la région.

Grimper des cols

Le charme de Benidorm réside aussi dans le fait de pouvoir en sortir. Mais pour quoi faire? Hors-saison, la région est prisée par les cyclotouristes et même les équipes cyclistes professionnelles qui y trouvent le climat idéal pour s’entraîner ainsi qu’un terrain varié. Quand on quitte le bord de mer, on s’enfonce rapidement dans les montagnes avec la possibilité de grimper quelques cols bien pentus.

Et si on n’est pas sportif? Les villes des alentours ne manquent pas de charme. Outre Altea (voir ci-contre), on pointe surtout Dénia, Javéa, Calpe et son célèbre rocher Penon de Lfach culminant à 332 mètres de haut et au sommet duquel on peut accéder en moins d’une heure.

Comme Benidorm, Calpe reste très touristique contrairement à Dénia et Javéa qui ont des allures de «vraies » villes. Dénia, ce sont de larges avenues mais aussi de petites ruelles menant jusqu’à l’église et au château musulman, bien conservé au sommet d’une petite colline. Sans oublier le bord de mer, la marina et ses petites places aux façades colorées.

Javéa, elle, vaut pour son ambiance feutrée à la tombée du jour et à son église moderne évoquant la quille d’un navire . Tout un programme dont on peut profiter de l’automne au printemps loin de l’agitation estivale.