Au cœur de l’Afrique à la Côte

Le Festival de la photo de Knokke met l’Afrique et plus particulièrement sa culture vestimentaire, à l’honneur.

 

Si pour vous Afrique rime avec boubou et pagnes, vous devriez profiter de vos vacances à la mer pour jeter un regard curieux à l’exposition Haute Africa qui se déroule à Knokke-Heist dans le cadre du Festival de la photo.

Depuis quelques jours et ce jusqu’au 9 juin, l’événement propose six expositions de photographie contemporaine dont une en plein air consacrée à l’Afrique.

Haute Africa rassemble de grands artistes et photographes internationaux, comme Martin Parr, Wangechi Mutu, Zanele Muholi, Viviane Sassen, Yinka Shonibare qui proposent un regard alternatif sur le continent africain contemporain.

C’est coloré, forcément mais plutôt surprenant et loin des clichés traditionnellement véhiculés. Haute Africa n’est pas une collection de photos de mode africaine mais se concentre plutôt sur le travail de photographes qui mènent une étude anthropologique sur la culture vestimentaire africaine contemporaine.

La mode, miroir de la vie

On sait que plusieurs pays d’Afrique comme la Côte d’Ivoire, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie et la Zambie, connaissent une économie florissante. L’Afrique du Sud est même en train de devenir un acteur économique mondial de premier plan. Ces pays doivent essentiellement leur progrès à l’exploitation des richesses du sol africain, mais aussi à l’accroissement des économies durables et créatives. L’industrie de la mode est un bon exemple de cette industrie créative. De nombreux designers, entrepreneurs et photographes africains inspirent le monde avec de nouveaux projets qui véhiculent et renouvellent l’identité africaine. Leurs créations touchent l’Occident via Internet, les semaines internationales de la mode et toutes sortes d’initiatives.

C’est cette évolution que Haute Africa nous montre à travers la culture vestimentaire des Africains. Ils tentent ainsi d’évaluer les convictions, pensées et sentiments de celles et ceux qui les portent, ou interpréter l’histoire d’un lieu particulier. Ils portent leur regard sur des sujets tels que l’occidentalisation, le post-colonialisme, la race, l’égalité sexuelle, la croyance religieuse ou les rapports de force politiques.

L’exposition s’intègre magnifiquement dans la nature sauvage des dunes du parc Stübben et le long de la digue.

D’autres expositions sont par ailleurs prévues. Le Centre culturel Scharpoord présente des œuvres sous le dénominateur Unknown Masterpieces. Grâce à cette exposition, le public se voit proposer un éventail des meilleures pratiques photographiques belges actuelles.

Et, à partir du 11 mai, l’exposition est complétée par World Press Photo’14, le plus important et le plus prestigieux concours de photographie de presse professionnelle au monde.

FotoFestival, jusqu’au 9 juin. www. fotofestival.knokke-heist.be

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