EXPOSITION POETIQUE

Henry Bauchau se fait nomade

Après Aragon, Prévert ou Rimbaud, Henri Bauchau est l'invité littéraire de la compagnie Hypotésarts.
Après Aragon, Prévert ou Rimbaud, Henri Bauchau est l'invité littéraire de la compagnie Hypotésarts.-
Décloisonner la littérature, c'est aussi proposer de la poésie dans un hall de passage. La preuve avec l'expo Bauchau, à la bibliothèque de Namur.

Quelques panneaux déposés aux regards dans le hall d'entrée de la bibliothèque centrale de Namur. sur ceux-ci, des mots de couleurs, que l'on picore ou que l'on ignore, en toute liberté : ce sont ceux du Belge Henry Bauchau, le romancier, dramaturge et psychanalyste contemporain, auteur d'un Antigone mémorable et d'un Déluges publié ces jours-ci. L'exposition nomade, que le Fonds Henry Bauchau a déjà promise à des haltes à Louvain-la-Neuve, Mons et peut-être en Avignon, est la petite pierre nouvelle déposée au fronton de la littérature Hypothésarts : la compagnie namuroise et son directeur Christian Leblicq, en parallèle à leurs activités théâtrales, aiment ouvrir ces bulles d'art dans la ville, jusqu'à le faire dans des lieux de passage, d'errance, où le dialogue créé avec l'homme pressé sera riche de promesses.

Au pied de la lettre « Un nomade n'est pas une personne qui erre à la dérive, comme le prétend le dictionnaire : le terme, d'origine latine et grecque, signifie pâturer », écrivait Bruce Chatwin. Cette philosophie inédite nourrit les expositions littéraires, dont les précédentes ont illuminé les vers de Rimbaud, Voltaire, Prévert, Aragon... Mise à disposition gratuite des bibliothèques, voilà, autour de l'incontournable Bauchau, une invitation (dans le sens total du terme) à goûter le poète au pied de la lettre. C.F.

« L'éblouissement poétique », autour de l'oeuvre de Henry Bauchau. À la bibliothèque communale de Namur, impasses des Capucins, jusqu'à la fin mars.

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Bukowski : veto de Madame !

Curieuse démarche que celle de la veuve de l’écrivain américain Charles Bukowski, l’auteur des [ITALIQUE]Contes de la folie ordinaire[/ITALIQUE] qui, par voie de mail, a décidé de mettre un veto absolu sur la reprise (!) du spectacle [ITALIQUE]The Naked Man[TEXTE] au Théâtre de Poche, à Bruxelles, dont la première devait avoir lieu dans quelques jours.
Le spectacle, coup-de-poing américain dans les consciences et poème à la nuit s’inspirant des œuvres (auto)biographiques de l’écrivain, avait été créé il y a vingt ans par Hypothésarts, qui remettait le couvert avec un Jean-Marie Pétiniot dont on attendait/célébrait le retour, et qui s’était remis aux répétitions avec Christian Leblicq. La semaine dernière: patatra. Un mail de Mme Bukowski interdisant formellement toute utilisation des mots de feu son mari a mis l’aventure au tapis, sans que les uns et les autres comprennent trop bien pourquoi (et avec à la clé un bouillon financier pour le théâtre bruxellois). Tiens, n’est-ce pas Bukowski qui écrivait dans [ITALIQUE]L’amour est un chien de l’enfer: «[/ITALIQUE][ITALIQUE]Il n'y a de liberté pour personne s'il n'y en a pas pour celui qui pense autrement?»

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