La dictée du Balfroid: Une quatrième dictée ensoleillée !

Dans cette dictée préparatoire, vous porterez votre attention sur les mots parfois censés connus, mais où beaucoup d'erreurs sont commises.

On ou ont ? Voilà une banalité direz-vous. Pourtant, je déplore encore souvent la confusion entre ces deux mots. Distraction ou ignorance ? Le texte nous en parle à souhait.

- On, pronom indéfini, précède un verbe. Il pourrait être remplacé par « Il ».

« On a réclamé - On parle ». C'est plus que simple.

- Ont, du verbe avoir, soit au présent de l'indicatif

« Ils ont de l'argent », soit comme dans le texte, servant d'auxiliaire pour former le passé composé. « Les météorologistes ont juré » - « vos maîtres (maitres) vous ont mis en garde ». Remplacez ce « ont » par « avaient » et le tour est joué.

- « ont juré » : le participe passé « juré » reste invariable puisque son complément d'objet direct est derrière.

- « vous ont mis » : le participe passé « mis » au masculin singulier comme au masculin pluriel s'écrit ainsi. Remarquez quand même qu'ici il est au masculin singulier, car le « vous » qui est son complément d'objet direct est placé devant et est censé être au singulier quand il n'y a pas d'autre précision.

Le pluriel en - aux

- Les noms et la plupart des adjectifs qualificatifs en « al » changent « al » en « aux » au pluriel, comme « de longs jours estivaux »

- Le pluriel avec « s » est l'exception : des bals, des cals, des carnavals, des chacals, des festivals, des récitals, des régals et quelques autres moins usités.

- Dans les adjectifs qualificatifs : bancal, fatal, final, naval et quelques autres prennent « s » au pluriel.

Ne pas confondre imparfait et conditionnel

« tous étaient heureux » - « il ne s'agissait pas » - « Ceux qui moissonnaient ou arrachaient... » (attention aux doubles « s », double « n » et double « r ») - « ne se plaignaient pas » - « leur seule intuition décelait » : tous ces verbes sont à l'imparfait.

 - « une exposition prolongée qui pourrait vous nuire » : « pourrait » est au conditionnel présent.

Double orthographe

Vous voilà rassurés. Certains mots peuvent s'écrire de deux manières différentes, : ainsi « sûre » et « sure », « maîtres » et « maitres ». En effet, dans la nouvelle orthographe, les accents circonflexes sont conservés sur « a », « e » et « o », mais sur « i » et sur « u » il n'est plus obligatoire dans les mots dits d'usage, mais ils restent au passé simple (« nous suivîmes », à l'imparfait et au plus-que-parfait du subjonctif, temps que vous ne maîtrisez (maitrisez) pas encore).

S'il y a une possibilité de confusion, l'accent circonflexe reste de rigueur : « sûr » ou « sur », au féminin « je suis sure » est la nouvelle règle.

Votre intelligence va vous permettre d'en savoir plus et votre assiduité vous conduira à la réussite.

La nouvelle orthographe est, dans ce texte, précisée entre parenthèses.

On a réclamé le soleil.

Le soleil de nos longs jours estivaux ne nous a pas déçus.Juillet et août (aout) furent lumineux et tous étaient heureux.

On parle du réchauffement de la planète. Les météorologistes ont juré qu'il ne s'agissait pas de cela. Il y a toujours eu de beaux étés selon les dires de vos grands-parents. Ceux qui moissonnaient ou arrachaient les pommes de terre ne s'en plaignaient pas et leur seule intuition décelait la pluie ou les orages.

Ce soleil, bourré de vitamines, s'avère indispensable à notre santé, mais attention aux excès. Je suis sûre (sure) que vos maîtres (maitres) vous ont mis en garde contre une exposition prolongée qui pourrait vous nuire plus tard.