LOUVAIN-LA-NEUVE

Un projet prioritaire pour l'Europe

L'UCL est la première université belge francophone à bénéficier d'un prêt, dont les conditions sont avantageuses, de la Banque européenne d'investissement. En 2010, la BEI a notamment prêté de l'argent pour un projet de santé, éducation et recherche, le «Health Science Campus» de la KULeuven et de l'hôpital universitaire de Louvain.

La BEI finance des projets contribuant aux objectifs que l'Union européenne considère prioritaires.

Avec «Europe 2020» le Conseil européen vise «à augmenter le potentiel de développement et la compétitivité de l'Union européenne par une croissance "intelligente, durable et inclusive". Pour la BEI, soutenir cette stratégie est une priorité», indique la BEI et l'UCL. Notamment en finançant des projets dans l'enseignement supérieur et la recherche et développement.

«L'UCL est bien gérée»

C'est donc dans ce cadre que l'UCL a fait appel à la banque d'investissement pour obtenir 80 millions d'euros afin d'améliorer ses infrastructures. De quoi réjouir le Nivellois Philippe Maystadt, président de la BEI. Car «c'est sur l'excellence de l'éducation et de la formation, la qualité des chercheurs et leurs succès à déplacer les frontières technologiques, nos capacités d'innovation et de diffusion rapide de ces innovations dans les secteurs de l'économie, que repose le potentiel de croissance du continent européen qui va être déterminant pour des générations à venir» .

Un prêt qui contente aussi le recteur de l'UCL, Bruno Delvaux, car il va permettre d'améliorer les infrastructures de son université. «Ce prêt de la BEI est également une reconnaissance de la bonne gestion de l'université, souligne Bruno Delvaux. L'UCL est en effet très peu endettée. Qui plus est, notre dette n'est pas structurelle.» Mais le recteur de toutefois regretter «qu'au niveau des infrastructures, le sous-financement structurel de la Communauté française nous oblige à contracter un emprunt. Or, comme le démontre ce prêt de la BEI, l'Union européenne a pris la mesure de l'importance d'investir dans les infrastructures aussi.» Q. C.