HOLLOGNE-SUR-GEER

Faire tomber les cloisons de la différence

-© EdA
Ce 1 er mai, sur le site du vieux moulin, à Hollogne-sur-Geer , une cinquantaine de participants découvraient la 1 re édition de Fokapana.

Fokapana : un nom qui reprend les premières lettres des 4 ateliers d'animation qui étaient proposés, à savoir : photo, karaté, patrimoine et nature. Cette initiative émane de 4 amis pour qui l'échange et l'intégration entre personnes sont une évidence. Gérard Frola (atelier photo), Vincent Bourguignon (assisté de Frank Duboisse pour l'atelier karaté), Pierre Lorenzi (atelier patrimoine) et Éric Dubois (atelier nature) ont travaillé de concert pendant 6 mois pour proposer cette journée de découvertes. Une journée ouverte à tous les publics et à tous les âges, avec une vraie volonté d'accueillir les personnes handicapées mentalement et/ou physiquement.

«On voulait permettre à des publics qui ne se rencontrent pas naturellement de participer ensemble à des activités », explique Éric Dubois, initiateur du projet. «Ici, il n'y a pas de cloisons. C'est un véritable brassage social où tout le monde est sur un pied d'égalité » poursuit Pierre Lorenzi.

À l'atelier photo, une série d'appareils venus d'un autre temps étaient exposés. À l'heure du digital, il était passionnant de revisiter l'époque de l'argentique où le photographe devait se jouer de la profondeur de champ. Les participants pouvaient (re) découvrir comment l'on faisait autre fois.

L'animation karaté proposait d'apprendre des techniques d'arts martiaux comme arme thérapeutique. Des exercices qui visent à la construction de l'humain en se basant sur le renforcement du corps et du mental, l'augmentation des capacités physiques, la préservation de la santé et la relation entre partenaires. Un atelier qui démontrait que même en chaise roulante, il est possible de faire du karaté.

La visite du moulin castral était l'atelier patrimoine. Pierre Lorenzi en était l'animateur. Architecte, il connaît bien l'endroit vu que c'est lui qui a rénové cette bâtisse du 17e siècle. Une rénovation qui a respecté l'âme du bâtiment en préservant entre autre la roue à eau. Ce qui fait de lui le seul des 32 moulins classés en Wallonie qui produit de l'électricité. Les dépendances du moulin ont quant à elle été aménagées afin de permettre l'accueil des personnes à mobilité réduite.

Enfin, dernière activité proposée, la balade nature. Armés du guide «L'éventail des arbres», les promeneurs devaient reconnaître les essences d'arbres qui bordent la drève. Une fois découvertes, Éric Dubois qui est aussi coordinateur et animateur du projet «Nature pour tous» chez Natagora, expliquait par des anecdotes les caractéristiques de l'arbre découvert. Le saule blanc était déjà utilisé par les indiens pour ces vertus médicales (il permet de produire de l'aspirine.

Fokapana a tenu toutes ses promesses et vu le succès rencontré, une 2e édition est d'ores et déjà prévue. Avec plus d'ateliers et des échanges encore plus enrichissants.