LIBINREDU

La Source mise sur les légumes frais

Il n'y a pas que les livres à Redu. Laura Delfosse, Thomas Bastas et Daniel Leblond ont ouvert un magasin bio et vendent des produits frais.

Laura Delfosse, pourquoi appeler votre magasin bio À la Source?Parce que je suis installée dans une partie de la ferme de mon père, route de Saint-Hubert et qu'à l'arrière, les pâtures vont jusqu'à la source qui alimente la fontaine de Redu. C'est d'ailleurs pour ça que mon père n'a jamais pu utiliser des produits phytos à cet endroit. Et puis, À la Source, cela invite les gens à revenir à l'essentiel.

C'est quoi l'essentiel pour vous?Proposer des produits frais, du bio et pas seulement. Nous sommes trois dans ce projet : Thomas Bastas (mi-temps), le Rochefortois Daniel Leblond (temps-plein) et moi à temps-plein. Nous venons d'ouvrir un magasin bio qui, à côté des produits habituels, propose du pain bio qui vient d'une boulangerie d'Avtioh (F); des pâtisseries fines venant des Trois petits Fours à Noville; du fromage de chèvre de la ferme des sureaux, etc.

Vous ne faites que de la revente?Non. Nous, notre truc c'est le maraîchage. On vend nos légumes au magasin, mais aussi sous la forme de paniers (petits et grands). On veut rendre leurs lettres de noblesse aux légumes anciens ou oubliés. Je propose des recettes aux gens qui ne sauraient pas comment les accommoder.Combien coûtent vos paniers bio?Nous en avons des petits à 13 euros de 7 à 8 légumes, pour des familles jusqu'à 4 personnes et des grands paniers à 20 euros de 10 à 12 légumes, pour les plus grandes familles. On a bien sûr un panier d'hiver et d'été. On tente de réduire les déplacements en privilégiant les commandes et le paiement par internet.

Les ânes Igor et Hortense

Quand vous avez lancé votre entreprise, vous n'avez pas eu peur d'une trop grande concurrence. Les achats groupés de légumes, c'est assez courant, non?Nous avons bénéficié des conseils de Créajob à Hotton. Ils étaient emballés par notre idée. À un point tel qu'ils ont créé un secteur tourisme et agriculture. Il existe des paniers maraîchers par exemple à Wellin. C'est de l'agriculture paysanne. Nous, on a souhaité passer au bio. On a le label Certisys. Pour ne pas marcher sur les pieds des autres, on s'est fixé un rayon de 30 km autour de Redu pour nos livraisons.C'est rentable?Nous avons démarré le 22 janvier et après trois mois de recul, je dirai qu'on progresse mieux qu'espéré.Vous êtes ouvert tout le temps?Non. Le week-end et en soirée les mardi, mercredi et jeudi.Comment êtes-vous organisés?Je me charge de la promotion et du démarchage chez les producteurs bio de Wallonie. Daniel Leblond s'occupe du potager d'un hectare. On charrue avec deux ânes : Igor et Hortense. Ils travaillent deux heures d'affilée, à tour de rôle. Non seulement ils ne polluent pas, mais on évite de passer avec des machines lourdes qui dament la terre. C'est mieux pour le sol qui est charrué peu profond. À côté des légumes, on a planté des petits fruitiers : groseilliers, cassis, fraisiers, etc. À la source 0493/129437 www.alasource.be

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