Division 1 - Play-off I - National

FOOTBALL

Antoine engage Thans et ses experts pour sauver le foot francophone

Antoine veut dynamiser la politique autour du foot.
Antoine veut dynamiser la politique autour du foot.-Reporters (archives)
L'aile francophone qui devait voir le jour suite à la scission du foot belge en est toujours à ses premiers pas. Hier, André Antoine a fait le point.

Plus de deux ans après son adoption par le Comité exécutif de l'Union Belge, la scission de notre football poursuit sa (lente) mise en oeuvre. Si elle est déjà effective dans le Nord du pays, à l'origine du projet*, elle est loin d'être aboutie en Communauté française. Mais André Antoine a assuré hier qu'il ne perdait pas ce chantier de vue. «Il ne faut pas considérer la communautarisation du football belge comme un fléau. Elle est au contraire une opportunité », a estimé le ministre des sports en Wallonie et en Communauté française. Reste à la saisir. Contrairement à la Voetbal Federatie Vlaanderen, en route depuis 2009, l'Association des clubs de football francophones (ACFF) en est encore à ses premiers pas.

Mais le ministre a tenu à rassurer, en exposant sa stratégie visant à créér une dynamique pour le renouveau du foot wallon. «Il est d'ailleurs pratiqué par un sportif sur quatre ». Sous-entendu : une proportion à peu près identique du budget (porté à 146 millions en 2011, soit une augmentation de 34 %), doit lui revenir. Reste à voir comment utiliser cet argent, et à déterminer les critères d'attribution des subsides.

«Mener pour la première fois une politique sportive»

«Notre politique sera dynamique et ambitieuse», a lancé André Antoine. On ne demande qu'à voir. «Je ne veux pas trop m'avancer, mais la formation sera certainement privilégiée. J'ai chargé un comité d'experts dirigé par Benoît Thans d'établir un rapport sur la situation du football en Wallonie (et à Bruxelles), et de faire des propositions. À partir de cette étude confiée à des gens du milieu du football très compétents (NDLR: outre Benoît Thans, ce Comité sera composé de Philippe Saint-Jean, Marc Marchal et Jean-François Remy, Luc Ruelle et Raphaël Sidoni), il sera possible de déterminer et de mener pour la première fois une politique sportive pour le football francophone... » Le football du Sud du pays, de moins en moins représenté dans l'élite, n'attend que ça.

Côté bruxellois, si le ministre en charge du Sport, Emir Kir, a souligné qu'il approuvait «une politique sportive qui se voudrait ambitieuse », il a également regretté ne pas avoir été consulté «avant le lancement médiatique de lundi (...) on n'a pas attendu la scission de l'Union Belge de football pour apporter une aide importante aux clubs» .

* Bert Anciaux, alors ministre des Sports flamand avait lié la distribution de susbisdes dédiés aux infrastructures des clubs ou à la formation, à une scission administrative de l'Union belge.