LEUZE-EN-HAINAUT

Nouveau diacre pour le doyenné

-© EdA
La paroisse de Leuze comptera bientôt un nouveau diacre. À quelques jours de son ordination, il nous a accueilli chez lui.

Ce dimanche 23 janvier sera à marquer d'une pierre blanche pour Jean-Marie Bourgeois. C'est en effet à cette date que ce Leuzois de 37 ans sera ordonné diacre par Mgr Harpigny. La cérémonie, qui débutera à 15h, se tiendra en la collégiale Saint-Pierre de Leuze, un doyenné dans lequel ce Frasnois d'origine s'implique depuis plusieurs années déjà.

«Je travaille comme professeur de religion au centre éducatif Saint-Pierre, de la première à la septième secondaire, nous raconte-t-il. En ce qui concerne la paroisse, je contribue à la catéchèse et suis membre de la fabrique d'église.» La mission que confiera l'évêque de Tournai au futur diacre s'inscrira ainsi dans la continuité de ses services actuels.

«Je serai chargé de la pastorale scolaire au CESP, soit donner des pistes de réflexion aux jeunes sur une chose ou un moment particulier avec une perspective chrétienne. Cela se traduit par exemple par l'organisation de retraites. En fait, je m'en occupe déjà, mais je serai ainsi un signe plus visible, un témoin vivant du Christ et de l'Église.» En parallèle, le trentenaire sera bien sûr au service du doyenné de Leuze. «Je pourrai baptiser, être présent aux côtés du prêtre lors des eucharisties ou encore célébrer une union ou des funérailles, mais sans eucharistie.» «Prêtre et diacre

se complètent» À Leuze, l'arrivée du nouveau diacre est accueillie de façon très positive. Jean-Marie Bourgeois oeuvrera aux côtés du doyen Francis Cambier et du diacre Michel Hublet, chargé de l'aumônerie à l'hôpital Saint-Jean-de-Dieu. «La paroisse compte aussi trois vicaires dominicaux, des prêtres présents durant le week-end.» Et si le diaconat représente l'ordre immédiatement inférieur à la prêtrise, pour le Leuzois, le diacre n'est pas à voir comme un «sous-prêtre», mais bien comme une passerelle entre prêtre et laïques. «En fait, prêtre et diacre ont des visions différentes, mais qui se complètent bien», glisse-t-il avant d'expliquer : «Le diaconat est une chance pour l'Église, car le diacre est plus facilement intégré dans la vie quotidienne, notamment par sa vie professionnelle. En outre, comme il peut être marié, il connaît aussi la vie de famille.» Jean-Marie Bourgeois, lui est marié à Ann et est l'heureux papa de quatre enfants, deux filles et deux garçons âgés de 2 à 10 ans. Instituteur primaire de formation, il a également suivi un régendat en sciences religieuses. Son ordination sera l'aboutissement de plusieurs années de formation théologique, «d'un cheminement», comme il le dit simplement. Et lorsqu'on lui demande pourquoi il a choisi le diaconat, il répond simplement : «Intérieurement, on ressent un appel et on a la liberté d'y répondre ou pas.»