ORTHOGRAPHE

2e dictée du Balfroid: Avançons, avec les coccinelles

VIDEO | 23e session du Balfroid, et déjà la deuxième dictée préparatoire. Au menu, un texte comportant une vingtaine de difficultés.

Comme les coccinelles dont vous parle cette deuxième dictée préparatoire à votre demi-finale, avançons dans nos connaissances.

 

Les commentaires de la dictée:

L'envahissement des coccinelles

De prime abord, les deux mots dans le titre demandent déjà de la précision. Pas question d'oublier le « h » et les deux « c » centraux.

Un vocabulaire généreux.

- anodins : signifie inoffensifs.

- «soufflant », « innocentes » et « débarrasser » brillent par leurs doubles consonnes et sont connus.

- «voraces » et « pucerons » prônent un « c » et non deux « s ».

- «prolifèrent », du verbe proliférer, égale se reproduire rapidement et en grand nombre.

Remarquez l'accent grave ; au futur, l'accent aigu est de règle dans l'ancienne orthographe (proliféreront) et est grave dans la nouvelle (prolifèreront). En passant, je rappelle qu'à partir de cette nouvelle session, nous acceptons les deux graphies.

Déjà, nous sommes passés aux règles grammaticales

Voici quelques autres précisions grammaticales.

- Les adjectifs épithètes : ils accompagnent le nom et sont du même genre et du même nombre que lui : « petits insectes anodins », « beau temps », « innocentes coccinelles indigènes », « nouvelles grandes et rondes », « jolies petites bêtes », « corsage rouge », « pois noirs ».

- Les attributs du sujet : ils sont aussi du même genre et du même nombre que lui : « les nôtres (pronom possessif) s'avèrent (sont) voraces ».

Peut-être un fléau !

- « peut-être » : adverbe de doute est homonyme de peut être (deux verbes) qui a un tout autre sens : Il peut être fier de lui.

- « fléau » : à l'instar de défaut ou encore de nigaud, ne prend pas de « e » devant « au » comme la plupart des autres mots : tableau, couteau, manteau,... qui forment le pluriel en « x ».

Attention aussi aux pièges des participes passés

Il n'est pas toujours évident de connaître (connaitre) la dernière lettre du participe passé au masculin singulier ; pour cela, il faut le mettre au féminin : « envahi » fera « envahie » ; « mis » donnera « mise ».

Quant aux accords, on répète inlassablement les règles : - S'il le participe passé est employé seul, il se calque sur le nom comme un simple adjectif : « Les nouvelles venues ».

- S'il est employé avec l'auxiliaire être, il s'accorde avec le sujet : « Les envahisseuses ont été importées ».

- S'il est employé avec l'auxiliaire avoir, il n'est variable que si son complément d'objet direct est placé devant : « Vous les avez rencontrés... ».

Le complément d'objet direct est « les », mis pour « insectes », au masculin pluriel.

Conclusion

Il « paraît » (parait) que vous possédez déjà pas mal d'éléments pour réaliser une bonne dictée. C'est ce que je vous souhaite ainsi qu'une fructueuse année 2010.


L'envahissement des coccinelles

Vous les avez peut-être rencontrés ces petits insectes anodins qui ont envahi bien des quartiers, surtout en Wallonie.

Il ne s'agit pas de la bête à bon Dieu que l'on faisait voler en soufflant dessus pour garantir du beau temps le lendemain.

L'espèce dont il est question est prédatrice et s'attaque à nos innocentes coccinelles indigènes. Les nouvelles venues, bien plus grandes et rondes que les nôtres, s'avèrent voraces. Celles que nous aimons habitent les rosiers pour y dévorer les pucerons.

Les envahisseuses ont été importées d'Asie, mais malheureusement aujourd'hui, elles prolifèrent, faisant du tort à nos jolies petites bêtes au corsage rouge à pois noirs.

Il paraît (parait) donc que tout est mis en oeuvre pour se débarrasser de ce fléau.