WAVRE

Wavre carrément coupé en deux par la crue

-© EdA
De mémoire de Wavriens, une crue pareille n'avait jamais touché la cité du Maca. Dimanche, les Wavriens se sont réveillés les pieds dans l'eau.

Dimanche, la capi tale du Brabant wallon s'est réveillée les pieds dans l'eau. La veille bon nombre de rues avaient déjà été bloquées à la circulation et des sacs de sable avaient été distribués à la hâte, pour passer la nuit. À Limal, à 23 h, la Dyle était déjà sortie de son lit et la sortie de la N 238 était définitivement fermée à la circulation.

Au fil des premières heures de la matinée de dimanche, les services de secours, débordés par l'ampleur de la crue, ne pouvaient que subir les évènements et parer au plus pressé.

Dès 8 h du matin, Charles Michel, le bourgmestre en titre, a lancé le plan catastrophe communal. Un call-center a directement été mis en place pour venir en aide aux victimes des inondations. Policiers, pompiers, services communaux étaient largement mobilisés mais très vite débordés.

«Heureusement, à cette heure, nous ne déplorons que des dégâts matériels», avait alors déclaré le bourgmestre de Wavre sans vraiment encore mesurer l'ampleur de la catastrophe.

Chaussé de sa paire de botte, le bourgmestre a ensuite fait le tour de Wavre et constaté comment sa ville a été touchée de plein fouet par cette crue exceptionnelle.

Hier matin, à l'heure où l'on va chercher ses pistolets chez son boulanger, la rue Achille Bauduin la rue de la Station étaient complètement sous eau. Chez Darche, la succursale AD Delhaize, pas question d'ouvrir les portes du magasin pour accueillir la clientèle du dimanche matin. Les caves du magasin où se trouvent les compresseurs des groupes frigorifiques sont sous eau. Le personnel a, à la hâte, vidé et jeté la marchandise périssable.

«Ne parlons pas du manque à gagner mais bien des pertes, elles sont énormes», expliquait la patronne du supermarché.

Sur le coup de 11 h, c'est le pont du quai du Trompette qui menace d'être emporté par la crue. À midi, la situation devenait de plus en plus critique. La ville était carrément coupée en deux par la crue. Plus moyen d'accéder à la place Bosch par le boulevard de l'Europe. La chaussée de Louvain était aussi inondée. Rue des fontaines, rue pont du christ, parking des fontaines, quai du trompette, rue Charles Sambon, tout est sous eau.

À Basse-Wavre, c'est le collège Notre Dame qui subit la crue de plein fouet obligeant la direction à prévenir les élèves que les cours de lundi n'auront pas lieu, comme dans les 9 autres écoles de Wavre d'ailleurs.

Cette crue du 14 novembre laissera des traces indélébiles dans l'esprit des Wavriens qui n'avaient plus connu cela depuis des lustres. Impossible de chiffrer les coûts des dégâts mais la note s'annonce salée pour bon nombre de commerces et de riverains qui n'ont plus qu'à attendre la décrue.P. J.