«Ce ne sera pas un one-shot!»

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Marie-Christine Defoing, comment est né ce nouvel atelier pas comme les autres?Il y a quelques années, avec Dany Halleux, ancienne prof du Cefor, on était montées sur une péniche «aveugle». Nous avions été sensibilisées à ce que vivent les malvoyants.

Avec l'envie d'action concrète...Il y a trois ans, on a organisé pour des malvoyants une visite de nos ateliers lors des journées portes ouvertes. Et certains nous ont demandé pourquoi il n'y avait pas de cours de cuisine pour eux.

Pas évident à mettre en place?Il a fallu d'abord convaincre un professeur. Pas évident pour eux de se dire qu'ils vont devoir gérer, prévoir l'encadrement, prévoir le matériel adéquat, éviter les accidents... Mais on a rapidement trouvé. Du côté de l'administration, cela fut assez rapide pour qu'on ait le feu vert. On a eu l'accord pour le financement d'un professeur pour vingt heures.Trois journées de stage, ce n'est pas un peu court pour vraiment avancer?Le but, ce n'est pas de faire un one-shot. On fera le bilan après le repas de clôture du 7 décembre mais on voudrait ouvrir nos cours de cuisine «classiques» aux malvoyants. Mais il faut que l'administration suive aussi le projet.Quoi qu'il en soit, il y aura déjà un nouvel atelier pour les malvoyants en 2011?On proposera quatre cours à l'atelier oenologique. Et ce sera suivi par une visite au salon du vin de Floreffe.Interview : S.Hq.