ARLON

L'épée fait mouche à Arlon

Bas les masques en matière d'escrime. Méconnue et très technique, l'épée épanouit de jeunes mousquetaires à Arlon.

L'épée fait mouche chez les jeunes Outre une belle compétition, le tournoi international arlonais a permis d'apprivoiser un sport trop méconnu. Sport cliché par excellence, l'escrime est d'abord difficile à aborder. Zoom sur les plus jeunes pratiquants. Impressionnants, ces deux halls entièrement dédiés aux joutes d'épées. Plus de deux cents compétiteurs. Le CREA avait dédié la journée du samedi à la relève. Filles et garçons, cadets et minimes. Pour appréhender un tel sport, deux interlocuteurs de choix : Philippe Schmit, épéiste arlonais confirmé et Jean-Marie Bucher, le maître d'armes.

On file à l'essentiel par un bref rappel : l'épée est une arme de pointe triangulaire. Toutes les parties du corps comptent.

«Le fleuret est une arme de convention», indique M. Schmit. Elle est plus légère et carrée. Pour faire court, on ne peut toucher que le tronc et la bavette du masque. En matière de comptage, on démissionne pour expliquer le système de points. Pour résumer, une question de priorité dans l'action. Le sabre existe aussi : le but est de toucher, on peut aussi frapper. Il est peu répandu dans la province.

Progrès technique

Le néophyte ne peut s'empêcher de poser la question de la dangerosité. Les dramatiques épisodes des décès des années 80 sont très loin. La technique est passée par là. Les vestes et sous vestes en kevlar sont de véritables gilets pare-balles, mais un bleu est toujours possible.

À quel âge débuter? Jean-Marie Buchert ne tient pas à généraliser : «Il n'y a pas d'âge. J'ai des enfants de 5 ans. On regarde si le jeune aime, sa psychomotricité et aussi sa compréhension pour assimiler la technique. Il faut un minimum de pratique, mais cela a bien évolué depuis les quatre dernières olympiades.» Les médias lui ont fait faire un bond en avant : «Pour le rendre télévisuellement acceptable. La piste a été réduite pour rentrer dans les champs des caméras, la vidéoarbitrage et même les règles ont été revues.» À se balader dans le hall, on se dit qu'il reste encore du progrès à faire. Surtout pour le fleuret où le comptage des points est complexe. La discipline se veut très tonique dans les déplacements et dans la rapidité d'exécution. Pour les jeunes, épées et fleurets apportent maîtrise de soi. «C'est une activité-duel. On ne triomphe que si on a une technique approfondie.»

Et ce père de résumer : «C'est un sport de groupe... individuel. On est toujours avec les gens de son cercle, mais seul dans l'adversité. Cela demande concentration, maîtrise de soi. Aussi bien au niveau mental que physique.»



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