MOUSCRON

Loncke met le cap sur l'Islande

Louis-Philippe Loncke a mis le cap samedi sur l'Islande. Il entreprend de traverser deux fois l'île de la pointe nord à la pointe sud.

Louis-Ph ilippe Loncke joue avec le chaud et le froid. Après un trek dans le désert de Simpson et une ascension du camp de base de l'Everest, le Mouscronnois change d'ambiance et part à la conquête de l'Islande. Le défi ? Traverser l'île de sa pointe septentrionale à sa pointe méridionale, soit de Rifstangi à Kotlangi : « Comme j'ai envie de faire les choses à fond, j'ai décidé de faire la traversée sans assistance, explique Louis-Philippe Loncke. Personne n'a jamais tenté ce défi sans être ravitaillé. C'est une manière de se retrouver loin de l'humain et du stress permanent qu'engendre la vie en société. Seul, on se ressource avec la nature. » Concrètement, le nouveau défi du Mouscronnois se déroulera en deux temps.

La première partie commence en ce mois de juillet avec une traversée estivale. Louis-Philippe Loncke reprendra ensuite le chemin de l'Islande cet hiver pour y effectuer le même trajet mais dans des conditions rendues extrêmes par la neige et l'obscurité.

Ce premier départ s'assimile donc plus à une reconnaissance pour l'aventurier : « L'idée est en fait de réaliser une expédition sportive, d'effectuer déjà quelques tests scientifiques et de reconnaître le parcours pour cet hiver », confie le Mouscronnois. Loncke prendra des points GPS régulièrement afin de faciliter au maximum son trajet hivernal.

« Il faut savoir qu'avec la neige et l'obscurité qu'il y a là-bas en hiver, ça sera très dangereux. J'évoluerai donc un peu à l'aveugle. Ce qui me pousse à tenter ce genre d'expérience ? J'aime chercher les peurs qu'il y a en moi. L'obscurité en fait partie. » Derrière ses ambitions sportives, Louis-Philippe Loncke travaille aussi pour la science : « Je suis suivi par une psychologue parisienne. Chaque jour je réaliserai une série de petits tests. Ils peuvent paraître faciles quand on est bien lucide mais je vous assure que lorsqu'on est dans des conditions extrêmes, c'est tout autre chose. »

Ces tests cognitifs visent à mesurer la mémoire et la concentration. Ils sont par ailleurs familiers à Louis-Philippe Loncke puisqu'il en avait réalisé du même type lors de son périple dans le désert en 2008. La compilation des données de différents explorateurs permettra à terme de pouvoir s'auto-diagnostiquer en environnement extrême.

Tous les jours, Louis-Philippe Loncke entrera en contact avec un ami via le téléphone satellite : « Je parlerai sur sa messagerie afin de n'avoir aucun contact direct avec lui. De cette façon, je ne fausserai pas mes résultats psychologiques. On a juste convenu d'un code pour le prévenir en cas de pépin. » Même si l'environnement estival paraît beaucoup moins hostile que celui qui l'attend en hiver, Louis-Philippe Loncke relève quand même un danger principal : « La fonte des glaces provoque inévitablement la crue des rivières. Il faudra faire attention où je mets les pieds. » Louis-Philippe Loncke marchera sur les traces de Christopher Mike, un Anglais qui avait réalisé la traversée en 2006 : « Lui l'avait faite en 27 jours et en étant réapprovisionné. Pour ma part je vais tenter de marcher les 560 kilomètres en 19 jours et en autonomie complète. » Même s'il n'est pas avide de records, le Mouscronnois entend mettre le drapeau belge sur la carte de l'Islande et par la même occasion s'amuser et voir de beaux paysages. Cette île de contraste ne pourra que répondre à ses attentes.

Suivez le périple du Mouscronnois sur http://iceland-trek.blogspot.com

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