HERSEAUX

ICET : le directeur répond aux accusations dont il est l'objet...

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Face aux reproches tous azimuts envers le directeur de l'ICET à Herseaux et Dottignies, le principal intéressé donne sa version...

Joseph Slimani est le directeur de l'ICET depuis septembre 2008. Cela fait plusieurs mois que l'homme fait l'objet de reproches. Des profs le décrivent comme dictateur par exemple. Des interpellations ont même été faites lors des derniers conseils communaux. Quant au député Crucke, il a interpellé la ministre de l'Enseignement Simonet qui, elle-même, semblerait avoir demandé un rapport à l'inspection sur les agissements du directeur.

Qu'on le croit ou non, il était intéressant d'avoir son point de vue. L'homme a accepté de tout déballer sur son bureau...

Plainte pour souhait de vraie contenance de cours

Les plaintes ont été abordées. Pour M. Slimani, il n'y en a qu'une véritable qu'il détaille : « Les cours sont répartis en 32 périodes de 50 minutes chacune. Ces périodes, il y en a en réalité 28 auxquelles on ajoute quatre activités complémentaires. Pour celles-là, en matière de multimédia, la responsable ne faisait rien en rapport avec le français ou les maths. J'ai fait savoir que je souhaitais un lien direct avec les cours et que, pour que ce soit fait au mieux, ce soient les profs des disciplines de base qui devaient s'en charger pour donner de la vraie contenance. La dame ayant ce cours à sa charge n'a pas apprécié et tout est parti de là. Cela émane de mon envie de remodeler les cours de mon prédécesseur par de véritables projets pédagogiques, dans l'intérêt des élèves. Je précise aussi que cette dame n'est pas prof mais éducatrice... » Une dame qui est en arrêt pour l'instant. « Elle est remplacée pour le moment. Si elle revient, elle retrouvera sa place. »

« Un sort lié à l'Excel »

On lui a aussi reproché de se mêler du sort de l'Excelsior. Directeur, il est, directeur, il doit rester selon des détracteurs. « Il y a peu, l'ICET allait fermer. Pour survivre, on y a adjoint « L'École des Sports ». Notre sort est désormais intimement lié à celui de l'Excel. Je n'ai pas voulu attendre le coup de semonce. J'ai donc transmis un courrier fin octobre à la Ville pour faire part de mes inquiétudes quant à l'avenir de l'ICET. Je n'ai pas eu de retour. Si on m'avait demandé la moindre réserve, je l'aurais fait. On ne m'a rien dit. J'ai donc commencé à préconiser des pistes, comme celle du Losq... » Selon le directeur, il s'est donc « mêlé » de ce qui le regardait.

Les membres de l'Amicale de l'école ont aussi été contrariés. Il ne supportait pas que l'argent récolté serve à des « gueuletons » . « Je l'ai convertie en association de fait. Ce sera un magasin qui sera ouvert prochainement dans le réfectoire afin de vendre des produits sains à prix démocratiques. » Et quitte à prendre cette disposition, il a aussi remisé tous les distributeurs de sodas !

Concernant des jeunes qu'il a laissé sortir plus tôt que l'heure convenue, il donne la même version que Perdieu en conseil communal, à savoir le besoin de mobiliser des professeurs afin de réfléchir sur des pistes pour l'école.

Perdieu le protège -t-il ?

Enfin, face aux maigres réactions de l'échevin Perdieu, il se dit que ce dernier le protège par amitié. « Ami ou pas, si je faisais mal mon travail, il y aurait longtemps que je ne serais plus en place. Honnêtement, je n'ai qu'un objectif : m'occuper au quotidien de mon école, dans l'intérêt des élèves et des enseignants, pour pérenniser l'école publique à Herseaux et Dottignies... »