DOISCHE

Un deuxième projet éolien sur l'entité

On prend les mêmes et on recommence, huit kilomètres vers le nord. Les mêmes éoliennes qu'à Niverlée sont envisagées à Gochenée.

Greenwind est devenu Gestamp S.A. mais, à part cela, rien n'a vraiment changé : les machines montées par la société ont toujours un mât, d'une centaine de mètres de haut, sur lequel est posé un rotor avec trois pales d'environ 45 mètres.

Ces éoliennes de 3 Mégawatts poussent comme des champignons.

Boutonville, Neuville, Erpion : la société est déjà bien implantée dans la région. Elle avait déjà proposé un premier projet d'une douzaine de mâts, réduit à cinq ou six, sur le territoire de Niverlée.

Cette fois, c'est le nord de Doische qui est dans la visée de François Henriet et de son équipe, pour un parc de 7 à 9 éoliennes, entre Vodelée et Gochenée.

L'idée : les implanter sur la crête qui sépare les deux villages : « Nous serions à environ 600 mètres des premières habitations de Vodelée et 700 mètres de Gochenée », explique François Henriet. Une première réunion d'information du public sera organisée ce 18 décembre, à Gochenée, pour expliquer le projet aux citoyens et recueillir les remarques et observations.

« Je présume que Vent de Raison sera présent pour s'y opposer. C'est un peu sa mission. D'autres revendiqueront peut-être un projet citoyen en nous traitant de capitalistes, mais nous ne négocions pas de prise de bénéfices au profit d'un groupe de personnes qui n'habitent pas la région. Notre politique est de verser une compensation financière aux communes, de façon à ce que tous les riverains puissent bénéficier, collectivement, de cet argent. » Deux projets sur la même entité, c'est un peu beaucoup. François Henriet, lui, relativise : « Ce que l'on évite, c'est le problème de la co-visibilité. Mais il y a environ huit kilomètres entre les deux parcs, à vol d'oiseau. Ils sont donc assez éloignés l'un de l'autre ». On sait pourtant que l'impact visuel d'un parc est de loin supérieur à 10 kilomètres, mais les citoyens auront la possibilité, durant les diverses phases de consultation, de ce se prononcer à ce sujet.

Gestamp, en attendant, s'évertue surtout à négocier avec les forces armées belges pour prouver, avec des études scientifiques à l'appui, que les machines n'interféreront pas avec les radars de la base de Florennes. Pour l'instant, c'est le seul réel point de blocage du projet de Niverlée, qui se posera aussi pour Gochenée.

Le projet du sud de l'entité est prêt

Il devrait être déposé au début de l'année prochaine, une fois cet accord trouvé avec l'armée. Celui de Gochenée, lui, n'en est qu'à ses prémices.

Après la réunion d'information, la société préparera une étude d'incidences, puis demandera son permis. À l'issue de la consultation publique interviendra seulement la décision de nos autorités, sur base des avis émis par la population.

À Niverlée, le projet a été réduit de moitié par le Département Nature et Forêt et par la présence de zones Natura 2000.