ORTHOGRAPHE

Testez-vous à la première dictée du Balfroid

VIDEO ACTU24 | Hé oui ! Nous y sommes déjà à cette 23e session du Balfroid, qui nous réserve beaucoup de joie, de travail et de satisfactions tout à la fois. Cinq dictée hors concours sont prévues d'ici la première demi-finale. Voici la première, intitulée "Autant en emporte le vent".

En préliminaires à ces futures demi-finales, il faut souligner le fait que, cette année- ci, le souhait de la Communauté française est que j’introduise dans les textes des mots de la nouvelle réforme orthographique. Il en sera ainsi dans l’une ou l’autre dictée et, bien entendu, les deux graphies seront admises. J’indiquerai chaque fois, pour les correcteurs, la deuxième possibilité entre parenthèses. Ne nous y trompons pas : tout n’est pas permis. Je veillerai à respecter les règles qui, en ce qui concerne la syntaxe, restent sensiblement les mêmes. Voici donc la première dictée préparatoire sur laquelle vous pouvez plancher afin de vous entraîner (entrainer) pour les épreuves officielles.

 

Les commentaires de la dictée

D’emblée, beaucoup de participes passés. Il paraît (parait) que les participes passés sont mon cheval de bataille. Alors, allons-y ! Il faut bien se mettre en tête qu’ils sont de trois types et qu’un seul pose de véritables difficultés.

Le premier est employé seul est se comporte comme un simple adjectif qualificatif, comme « apprécié » accordé avec film, «concernées » avec personnes et «négligée » avec promesse.

Le deuxième : c’est le participe passé employé avec l’auxiliaire être ; il s’accorde avec le sujet du verbe; ici «déçue» est au féminin singulier puisque le sujet de ce verbe à la voix passive est la personne.

Le troisième enfin est employé avec l’auxiliaire avoir.

  • Si celui-ci n’a pas de complément d’objet direct et s’il en a un placé derrière, le participe passé reste invariable. Attention tout de même aux terminaisons. Former le féminin pour connaître la dernière lettre du masculin singulier : inclus – incluse ; exclu – exclue ; parti – partie, etc. Ici, « entendu », « fait », « dispersé », « soufflé» et «emmené».
  • Si, enfin et seulement, ce participe passé a un complément d’objet direct placé devant, il faudra en tenir compte pour le bon accord : «tenue» a pour complément d’objet direct « l’« mis pour promesse, donc féminin singulier ; « emportée» est du même type : le « l’«mis aussi pour promesse apporte le « e» final.

Autres révisions :

  • Les doubles consonnes sont à prendre en considération : « apprécié », « appelle », « attente », «accentue », «désappointement », « soufflé », « irrémédiablement », « emmené » parmi d’autres qui n’ont pas subi de changement.
  • Le «m» devant un « p » : «comptait », « simple », « emportée ».
  • Votre attention sur la troisième personne du singulier de «réalise». C’est «ce» (pronom démonstratif) qui ne réalise pas et non « les gens».
  • « la » ou « l’a» ou autre « las» ou encore « là » ! La devant un nom est un article défini au féminin singulier : « la » sorte, « la » personne,… ; « l’a » emportée, le « l’a » en deux parties est pour «l’» pronom personnel à la troisième personne du singulier remplaçant promesse et le « a » vient du verbe avoir. « Las » voudrait dire « fatigué ». Nous n’en sommes pas « là» pour le moment!

Voici de quoi agrémenter votre curiosité jusqu’au prochain exercice le 4 janvier, à la rentrée donc.

Le texte de la dictée
Vous avez déjà entendu parler d’un proverbe. Le titre de cette dictée en est
un, même si un vieux film, fort apprécié malgré sa longueur, s’appelle aussi
de la sorte.
Vous avez fait une promesse à quelqu’un. Vous ne l’avez pas tenue. Ainsi,
comme le vent, vous avez dispersé votre voeu et la personne qui comptait sur
vous a été déçue.
Les gens en qui l’on ne peut avoir confiance restent nombreux et ce qu’ils proclament
ne se réalise pas. Est-ce par mauvaise volonté ou par simple oubli ?
D’une façon comme d’une autre, les personnes concernées par cette promesse
ne semblent pas heureuses, car leur attente se poursuit et accentue leur désappointement.
Le vent a soufflé sur la promesse négligée et l’a emportée irrémédiablement
comme il a emmené, en automne, les feuilles mortes au coin du bois.

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