Nicolas Sarkozy à nouveau menacé

(photo Reuters)

Le Président français, Nicolas Sarkozy est à nouveau la cible de menace. Un courrier contenant une balle a été intercepté au centre de tri de Montpellier.

L'information vient d'être révélée par plusieurs médias français. Nicolas Sarkozy est à nouveau la cible du corbeau. Il a reçu une nouvelle lettre de menace avec une balle de calibre 375 à l'intérieur. Le courrier a été intercepté par le centre de tri postal de Montpellier.

Débutant par "Coucou, on ne vous oublie pas ", la lettre vise le chef de l’Etat et sa famille, ainsi que plusieurs personnalités politiques parmi lesquelles Frederic Mitterrand, Christine Albanel et Michel Rocard. Mais aussi la lettre menace  le "fils du Roi", probable allusion à Jean Sarkozy.

La rédaction de LCI.fr, qui a consulté le courrier, retranscrit un extrait du courrier  :

"Vous avez cru à des fous et bien le temps de la libération avance. Le roi et son clan vont disparaître de la surface de la terre (...) Nous avons le fils du roi comme cible prioritaire avec 3 sénateurs, 4 députés, 1 ministre et un juge dans le top ten et des alertes à la bombe fréquentes dans divers magasins. La peur vous alles (sic) l'avoir".

Combattants de la cellule 34

Un courrier identique, accompagné d'une munition, a été adressé au sénateur-maire UMP de Béziers (sud), Raymond Couderc.

Selon une source judiciaire la lettre "semble d'après les premiers éléments similaire aux précédents envois" de courriers de menaces adressés ces derniers mois au président ainsi qu'à plusieurs responsables politiques français. Une série de courriers signés "combattants de la cellule 34", accompagnés de balles, avaient été adressés à M. Sarkozy, à des membres du gouvernement et à diverses personnalités politiques de droite fin 2007 et début 2008.

Un homme, informaticien au chômage et militaire de réserve, avait été interpellé début 2008 à Montpellier (sud), avant d'être libéré. 

Les services antiterroristes ont été saisis de l'affaire. L'envoi de menaces de mort est puni en France d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et 45.000 euros d'amende.

M.-A.P. avec Belga