BRUNEHAUT

Parc éolien vraiment citoyen ?

Un lecteur réagit à propos du parc éolien de Tournai - Brunehaut - Antoing et de la possibilité pour les citoyens d'en détenir des parts sociales.

Je souhaiterais apporter quelques compléments à l'article que le Courrier de l'Escaut a consacré, dans son numéro du vendredi 12 juin, au projet de coopérative « citoyenne » qui se grefferait sur le parc éolien envisagé sur les communes de Tournai, Brunehaut et Antoing : rémunérer des parts sociales à 6 % et accompagner cela de tarifs électriques attractifs (-20 % !), voilà - une fois l'émotion passée qui devrait susciter la réflexion ! Pas besoin d'être un économiste de haut vol pour savoir que, depuis déjà longtemps, les taux obligataires sont déprimés et que même les bons d'État ne rémunèrent plus à 4 %. Alors, tout s'expliquerait-il, comme l'orateur semblait le faire croire, par l'appétit de profit d'Electrabel ?

La vérité de l'éolien industriel est moins glorieuse : que ce soit un opérateur privé, une intercommunale, une commune ou une coopérative citoyenne, ils participent tous à la même chasse à la prime (9 projets éoliens de Ghislenghien à la frontière française !), au même système bancal et mal calibré des certificats verts, financés à partir de votre facture d'électricité (allez y chercher les montants pourvus d'un astérisque concernant le renouvelable, vous ne serez pas déçus du calcul).

J'ai payé, pour ma part comme simple particulier, ma dernière facture annuelle au tarif de 68 € le mégawatt/heure (MW/h). Or, un opérateur éolien est payé +/ - 110 € le MW/h, se décomposant en +/ - 20 € pour le courant fourni au distributeur et +/ - 90 € de certificat vert. L'origine de cette « générosité » des coopératives éoliennes ne tient donc que par l'hypersubsidiation de celles-ci !

On aurait aimé que l'orateur n'attende pas une heure et une question posée dans la salle pour donner une explication claire de ce qui adviendrait de l'argent souscrit si les recours au Conseil d'État pesant sur le projet éolien local l'emportaient. On aurait aimé aussi avoir plus d'information sur l'éventuelle participation des communes, mais aucun membre des majorités au pouvoir dans les trois communes concernées n'était présent dans la salle au moment des questions. D'ailleurs, la production d'électricité fait-elle partie des métiers de base d'une commune ? Permettez-moi d'en douter...

Personnellement, je me garderai de souscrire malgré le taux intéressant, conscient qu'une part de coopérative éolienne et un emprunt d'État ont un point commun : ils vous prennent d'une main ce qu'ils donnent de l'autre...

Comment échapper au harcèlement téléphonique M-J. D., Tournai Beaucoup de personnes se plaignent d'être harcelées au téléphone par des offres multiples qui ne les intéressent pas et les dérangent inutilement.

D'autre part, la presque totalité de la population pense qu'il y a le choix qu'entre un numéro de téléphone public gratuit (numéro à l'annuaire et sur internet) et numéro privé (= payant).

Or, il existe une troisième possibilité exposée en page 6 des pages blanches (zones 068/069) sous la rubrique : mon numéro ? seulement au 1307.

Ce service gratuit permet de ne pas figurer à l'annuaire ni sur internet mais les personnes qui désirent obtenir le numéro peuvent téléphoner au 1307.

J'ai opté pour cette formule voici trois ans et je suis débarrassée de 95 % des appels intempestifs. Naturellement, il est utile d'informer ses relations de cette modification et de les inciter à noter soigneusement votre numéro.

Cette solution n'est pas applicable à tous mais je crois qu'elle peut être utile à ceux qui n'ont pas un réseau social très étendu et qui privilégient leur tranquillité.

À chacun ensuite de faire son choix en pleine connaissance de cause.

« Symbole du pouvoir laïc »

F.M., Tournai

Ce mercredi 10 juin, vers 14 h 30, deux « petits trains », bondés de touristes francophones, se trouvaient sur la Grand-Place.

Dans l'un, le guide expliquait les affectations successives de la Halle aux Draps.

Dans l'autre, le guide présentait le Beffroi qu'il qualifia, à ma stupéfaction, de « symbole du pouvoir laïc » (sic).

Je n'avais jamais lu ou entendu un pareil amalgame si bien que je me suis cru revenu en pleine période préélectorale.

NDLR : pour étayer la remarque et l'étonnement de notre lecteur, précisons que le beffroi symbolise le pouvoir municipal.