ESCRIME PIERRE-YVES LEGROS

« Moins de foot, plus d'escrime »

Pierre-Yves Legros (16 ans), du CE Chestrolais, s'est adjugé le titre de champion de Belgique d'escrime au fleuret, chez les cadets, à Jodoigne.

Pierre-Yves Legros, vous avez décroché le titre de champion national d'escrime au fleuret, le week-end dernier, à Jodoigne. Une sacrée performance, qui va au-delà de vos espoirs les plus fous ?Un peu, oui. Je ne pensais pas vraiment pouvoir l'emporter. J'espérais, au mieux, prendre place sur le podium. La compétition regroupait tout de même plus de cinquante participants (NDLR : 55 exactement).

Plusieurs résultats, glanés plus tôt dans la saison, devaient néanmoins vous rendre optimiste, non ?C'est vrai que j'ai réalisé quelques belles places d'honneur depuis le début de saison. J'ai notamment terminé troisième à Embourg et deuxième à Bastogne. Mais je ne m'étais jamais vraiment distingué lors des championnats de Belgique, par le passé. Je n'avais jamais fait mieux qu'une septième place. Bref, ce titre se classe sans conteste en tête du hit-parade de mes meilleurs résultats.

Vous avez dû batailler ferme pour conquérir ce titre ?La demi-finale fut la plus serrée. Je l'ai remportée 15 touches à 13. Pour 15 touches à 11 en finale.

Le championnat de Belgique, c'était le rendez-vous à ne pas manquer pour un jeune escrimeur ?C'est le plus gros événement de l'année, oui. En tout cas en Belgique. J'ai également pris part à deux compétitions internationales en Allemagne cette saison.Quand avez-vous empoigné le fleuret pour la première fois ?J'ai commencé l'escrime il y a sept ans environ. C'est le fruit d'une tradition familiale puisque mon père et mon grand-père ont également baigné dans cette discipline.

Vous vous entraînez combien de fois par semaine ?Deux ou trois. Le lundi et le jeudi à Neufchâteau, au centre du lac, et parfois le mardi à Jambes, où sont réunis les meilleurs escrimeurs francophones. Et ce en fonction du classement de la ligue, dans lequel je suis troisième.

L'escrime, c'est plutôt technique, tactique ou physique ?Un peu les trois, mais il ne faut pas négliger la tactique. C'est un sport qui demande de la réflexion.

Vous regardez les compétitions à la télévision, les quelques fois où elles sont diffusées ?Oui, dès que je peux, je regarde.Un modèle ?Non, pas vraiment. Je suivais surtout les résultats du Belge Marc Pichon, avant qu'il ne range son fleuret.

Vivre de votre sport relève de la fiction ?En vivre ? Impossible. Autant dire que la priorité va aux études (NDLR : il est en 5e secondaires à l'institut Jean XXIII de Rochefort-Jemelle).

Les sports plus populaires ne vous ont jamais intéressés ?Avant l'escrime, je pratiquais le judo et l'athlétisme. Quant aux sports collectifs, ils ne m'ont jamais attiré.Vous trouvez qu'on ne parle pas assez de l'escrime, notamment dans les médias ?J'aimerais évidemment qu'on en parle un peu plus. Et qu'on accorde par la même occasion un peu moins d'importance au football, par exemple. Avec le ballon rond, on n'est pas loin de frôler l'indigestion.

La suite, pour vous ?Une compétition à Nivelles, ce week-end, puis viendront les championnats de Belgique par équipe. J'y serai aligné avec Quentin Dupont et Thimoté Liège.

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