HABAY

Le « TRF » bientôt sous les spots

Voilà une fournée de dates à venir pour la nouvelle mise en scène du célèbre théâtre habaysien. Burlesque en toile de fond. À ne pas manquer !

Le Théâtre Royal des Forges de Habay (TRF), n'a plus rien à prouver. En plus de six décennies, il en a fait du chemin, dans un travail, dans une ardeur qui a bien souvent frôlé le professionnalisme. Le « TRF », c'est une belle famille.

Des passionnés avant tout. Des mordus, des amoureux des planches, qui y déballent leurs tripes à scène ouverte. Après deux Feydeau à perte de rire l'année dernière, le fameux théâtre habaysien s'est lancé cette saison dans le théâtre contemporain de l'absurde. Il n'en est pas à un défi près ! Il s'agit de Vatzlav, une pièce de l'auteur polonais Slawomir Mrozek (1930), répertoriée dans la catégorie « conte burlesque ». Innovation encore, l'entrée d'une nouvelle metteuse en scène, Sarah Antoine. La jeune femme, issue du Conservatoire de Liège, est originaire de Virton. Depuis plusieurs années, elle est remarquable d'authenticité et de fraîcheur dans le milieu professionnel. Pour preuve, une prestation mémorable dans la pièce norway.today, en 2005.

Une espèce de ballet auquel on assistera, médusé...

La pièce qui nous concerne ici invite à toutes les « petites folies ». « Elle évoque l'humanité avec lucidité, à la fois en perte et en quête de sens

», commente Sarah Antoine. Sans manichéisme, elle joue donc sur les ambivalences et ravira, oui, jeunes et moins jeunes. Car elle est aussi très visuelle. Les enfants seront fascinés par les jeux de lumière, les différents tableaux qui s'offrent à eux. Les adultes, quant à eux, y chercheront ce qu'ils ont envie d'y trouver.

En quelques lignes, c'est l'histoire de Vatzlav, un expatrié, qui tente de se retrouver dans sa patrie d'adoption. Cette farce aborde les thèmes de la liberté, de l'injustice, de l'extravagance de la civilisation. Écrite pendant les événements de mai 68, la pièce connaît un succès planétaire dont à Brodway et à Edinbourg et... dès le 13 mars, en première nationale chez nous, à Habay.

Le Théâtre Royal des Forges, c'est encore une aventure dont la collectivité tient aux atouts de chacun. On assistera, médusé, à une espèce de ballet dans lequel les portes sont toujours ouvertes. Avant de repartir avec des questions plein la tête. Un appel d'air pour les spectateurs au nez fin. Burlesque, parodique, décalé, l'humour sera aussi au plat du soir. Autant de soirées de programmation qui veulent ouvrir les fenêtres et nous aérer les idées.

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