ORP-JAUCHE

Médiation à l'école de Folx

Deux médiateurs de la Communauté française tentent de comprendre le conflit qui oppose les enseignantes. Pour tenter une ultime conciliation.

C'est un se cret de polichinelle: à l'école primaire Christian Merveille de Folx-les-Caves, le moins que l'on puisse écrire, c'est que cela ne tourne pas rond entre les enseignantes. Cette situation perdure depuis plus de deux ans et agace fortement les parents. Au point que certains désirent retirer leurs enfants de l'école pour leur permettre de poursuivre leur cycle primaire dans une meilleure atmosphère.

Confronté à ces querelles internes, l'échevin de l'Enseignement Pierre Sondag (Écolo) se veut conciliant et rassurant.

«Je pense pouvoir dire, commence-t-il, que les enfants n'ont pas eu à souffrir de cette situation. Individuellement, les deux enseignantes maternelles ainsi que les deux enseignantes primaires, auxquelles une enseignante mi-temps vient prêter main-forte, font de l'excellent travail. Mais c'est vrai, ces personnes ne s'entendent pas entre elles...»

À tel point que deux enseignantes sont en congé de maladie pour le moment. Comme la situation devient un embrouillamini, la Communauté française est intervenue. Deux médiateurs sont à l'école de Folx-les-Caves pour tenter de rabibocher les enseignantes.

Mais cela suffira-t-il?

Lundi, au conseil communal, Fabian Nelis, époux d'une des institutrices, a fait usage du droit d'interpellation. Il a expliqué que sa femme a vu la situation se dégrader petit à petit. C'est d'autant plus dommage qu'à l'école, en quelques années, la classe de son épouse n'a cessé d'accueillir plus d'enfants (l'école entière compte actuellement 75 écoliers). «À présent, a-t-il conclu, il est question de vingt à trente départs d'enfants. Car les parents s'inquiètent. Que va faire la commune?»

Le bourgmestre Hugues Ghenne (PS) a promis une réponse lors de la prochaine séance du conseil communal, le 26juin prochain. Avant de confier en aparté qu'il est nécessaire de prendre une décision. «Laissons la Communauté française faire son travail. S'il n'y a pas de conciliation possible? L'une ou l'autre mutation au sein de l'entité pourrait être envisagée.»

De son côté, Pïerre Sondag dresse un constat plus optimiste que l'époux de l'institutrice: «L'école Christian Merveille se développe sans cesse. À terme, nous envisageons de supprimer complètement les conteneurs qui servent de classes. C'est la raison pour laquelle la commune, dès 2006, a tenu à acheter sur le site de l'école une maison. Cette dernière sera progressivement transformée en école. Elle est déjà utilisée, mais des travaux la parachèveront en dehors des périodes scolaires.»