Bonne santé des PME liégeoises, malgré une hausse des faillites - 09/02/2018 12:58:00

Liège - Les PME installées en province de Liège se portent plutôt bien, annonce l'UCM. L'Union des classes moyennes pointe néanmoins la fébrilité du secteur Horeca et celle des jeunes entreprises, plus sujettes à la faillite.

Les PME en province de Liège se portent plutôt bien, avec néanmoins un bémol pour le secteur de l'Horeca, selon le rapport Unizo-Graydon-UCM portant sur la période 2007-2016 et analysant la santé économique et financière des entreprises de moins de 50 travailleurs et entreprises en personne physique, a indiqué jeudi Valérie Saretto, secrétaire générale de l'UCM province de Liège. Celle-ci souligne néanmoins que la confiance en l'avenir des dirigeants n'est pas forcément au beau fixe en raison des pressions constantes et mesures pénalisantes qu'ils subissent.

L'Horeca reste le mauvais élève

Dans ce rapport, on relève que la productivité des PME est en hausse en province de Liège, le secteur du transport réalisant le meilleur score tandis que le secteur de l'Horeca affiche le moins bon score. En terme de rentabilité, on remarque que celle des PME wallonnes est plus élevée que celle des PME situées en Flandre, le meilleur taux étant réalisé par le secteur du transport en province de Liège contre un faible taux pour l'industrie. Ce rapport établit également une augmentation des faillites entre 2016 et 2017 en province de Liège, soit 919 en 2016 contre 971 en 2017. Cela représente une augmentation de 5,66% mais qui est moindre par rapport au reste de la Wallonie (+7,1 %).

Faillites, surtout pour les jeunes entreprises

« Dans 53% des faillites, les entreprises ont moins de six ans et moins de trois ans dans 25% des cas. C'est souvent lié au fait que le plan financier est établi pour trois ans et qu'une fois qu'il n'y a plus d'accompagnement, les problèmes commencent à se poser », précise Jean Jungling, directeur d'arrondissements, qui plaide pour la mise en oeuvre d'un accompagnement à plus long terme.

Alors que la suppression d'accès à certaines professions est effective en Flandre depuis le 1er janvier 2018, la Wallonie analyse actuellement la possibilité de suivre ou non le mouvement. "C'est vrai qu'il y a moins de contraintes mais cela apporte une certaine insécurité, d'abord pour les consommateurs qui n'ont dès lors pas la garantie d'avoir affaire à des personnes ayant les compétences requises mais aussi pour la personne elle-même qui doit faire fonctionner son entreprise. Il faut maintenir un niveau de compétence suffisant car c'est un gage de survie", estime Jean Jungling

Belga