Dimitri Fourny, des prises illégales d’intérêt? Une «chasse à l’homme indigne» selon son avocat - 10/11/2017 13:51:37

POLITIQUE -

Un rapport pointe de possibles prises d’intérêt illégales de la part du chef de groupe cdH au Parlement wallon Dimitri Fourny. La ministre De Bue a transmis le dossier au bâtonnier du Luxembourg. L’avocat de Fourny crie à la «chasse à l’homme».



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L’administration wallonne a mené son enquête sur les agissements de l’avocat et chef de groupe cdH au Parlement wallon Dimitri Fourny, relatifs aux récupérations de créances de l’intercommunale Vivalia. Dans ses conclusions versées dans un rapport du 12 juillet, si elle estime que le député n’a pas fauté au regard du code de la démocratie locale, elle s’interroge en revanche sur un potentiel volet pénal de l’affaire, pour de possibles prises illégales d’intérêt, révèle L’Echo ce vendredi.

C’est la raison qui a poussé la ministre Valérie De Bue à transmettre le rapport en question à la voie judiciaire. Le bâtonnier du Luxembourg, Me Vincent Ghislain, doit désormais décider de la suite à donner à cette affaire: il peut l’instruire lui-même ou saisir les autorités judiciaires. Le procureur général de Liège, Christian De Valkeneer, n’a pas encore reçu le fameux rapport, mais l’affaire est «examinée de près», assure-t-il à L’Echo.

Pour rappel, les faits qui intéressaient l’administration des Pouvoirs Locaux, et qui pourraient intéresser la justice, concernent le rôle de Dimitri Fourny en tant qu’administrateur de l’intercommunale CHA, aujourd’hui fondue dans Vivalia. Lors de réunions, il a appuyé le recours à l’huissier de justice Bernard Graulich pour récupérer les créances de l’intercommunale. Une fois désigné, Bernard Graulich a fait appel, notamment, à Dimitri Fourny pour traiter ces dossiers. Les deux hommes se connaissent, étant aujourd’hui en copropriété dans un immeuble.

Il n’existe rien de répréhensible au niveau pénal, selon son avocat, qui évoque une «chasse à l’homme indigne»

Le chef de groupe cdH au Parlement wallon Dimitri Fourny n’a commis aucune faute au regard du code de la démocratie locale et il n’existe rien de répréhensible au niveau pénal dans le dossier Vivalia, écrit l’avocat du député. Le bâtonnier Robert De Baerdemaeker réagit de la sorte à l’article de l’Echo.

Dans un communiqué transmis à l’agence Belga, Robert De Baerdemaeker évoque les «attaques répétées» dont Dimitri Fourny fait l’objet «depuis plusieurs jours» et dénonce un débat qui prend des allures de «chasse à l’homme indigne». Le bâtonnier souligne qu’«aucune faute» ne peut être reprochée à Dimitri Fourny au regard du code de la démocratie locale.

«Il n’existe rien de répréhensible puisqu’il a été confirmé qu’il n’y a aucun conflit d’intérêts ni le moindre questionnement au niveau administratif», ajoute-t-il. «S’il n’y a pas de reproche au niveau administratif, il y en a encore moins au niveau pénal.»

(Belga)