GRAND ANGLE | Berceau de la crème footballistique liégeoise, le site de Wihogne s’est aujourd’hui endormi - 19/11/2017 07:00:00

WALLURBEX FOOTBALL CLUB / Wihogne -

Devenu le centre névralgique de la jeunesse sang et marine entre les années septante et le début des années 2000, le complexe de Wihogne créé par l’ancien Diable rouge Yves Baré et son frère Guy s’est aujourd’hui endormi.



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Des arbres qui poussent au milieu d’une tribune, de la rouille qui ronge les pylônes d’éclairage, des graffitis qui jonchent les murs des vestiaires, des fantômes du passé qui se souviennent de leurs exploits: L’Avenir est parti à la découverte des terrains de football abandonnés de Wallonie.

C’est au début des années 70 qu’Yves Baré et son frère Guy décident de transformer les champs familiaux situés à Wihogne, à mi-chemin entre Liège et Tongres, en infrastructures de football. «Je crois que je devais avoir quelque chose comme neuf ans à cette époque», se souvient ainsi Anne-Pascale, la fille de Yves, véritable légende du RFC Liège et Diable rouge à de multiples reprises dans les années 60. «Mes grands-parents, c’est-à-dire les parents de mon papa et de mon parrain Guy, étaient fermiers (NDLR: la ferme se trouve d’ailleurs toujours en bordure du complexe). Et quand ils ont cessé leurs activités, ils ont donné les terrains et les vergers aux deux fils, qui les ont de suite transformés en terrains de football, cinq au total, la grange servant alors de vestiaires.»

Il faut dire que, pour la famille Baré, le football était bien plus qu’une simple passion. «Oh, ça, c’est certain», sourit Anne-Pascale. «Le complexe était d’ailleurs devenu une véritable affaire familiale: pendant que les garçons s’occupaient des terrains, les filles tenaient la cafétéria. Moi, je gérais les courses et l’équipe derrière le bar. Chacun avait son petit rôle dans la vie et la gestion du complexe.»

Avec cinq terrains d’une qualité remarquable et des infrastructures de premier plan pour l’époque, le complexe attire tout de suite le gratin local, à savoir l’école de formation du Matricule 4 voisin. «Les jeunes du RFC Liège sont tout de suite arrivés, c’est vrai. Il faut dire que mon papa y avait été un grand joueur et donc les contacts ont pu se nouer facilement. Mais il n’y avait pas que les jeunes de Liège qui venaient s’entraîner.»

Aujourd’hui, le site comprend pas moins de dix terrains qui, depuis le départ de l’école des jeunes du RFC Liège et la faillite du RCS Visé qui s’y était entre-temps installé, se meurent dans un cadre exceptionnel.

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Romain VEYS – Jacques DUCHATEAU (L'Avenir)