«Très clairement, je donne un avertissement. À prendre en considération. Mais bon, je laisse aux négociateurs le bénéfice du doute, même s’il est minime», déclare Anne Demelenne dans L’Echo.

L’idée d’un compte épargne-temps, par exemple, «est présentée de manière positive alors que la réalité, c’est que les travailleurs vont faire des prestations supplémentaires pour financer eux-mêmes des formules de crédit-temps et de prépension».

Mais «ce qui m’a marqué le plus, c’est ce que les négociateurs entrevoient en termes de diminution de budget des soins de santé», ajoute la syndicaliste socialiste. Quant à la baisse des cotisations patronales de 33 à 25%, c’est un «cadeau aux entreprises sans aucune condition de créer de l’emploi».

«On sait qu’on a des partis de droite autour de la table, mais là on a affaire à des politiques caricaturales. C’est un gouvernement plus à droite que centre-droit», estime-t-elle.