Ce lundi midi, soit quatre petits jours après son lancement, plus de 130.000 personnes ont déjà signé la pétition en ligne. Jean-Michel Libotte, le citoyen à l’origine de cette initiative bilingue contre la «taxe kilométrique» envisagée en Belgique, se dit surpris. Qualifiant ce succès d’inattendu, il s’organise pour faire pression sur le «politique».

Avec quelques collègues, M. Libotte, qui travaille au service «plaintes» de Belgacom, a lancé cette pétition après avoir pris connaissance via les médias du projet de taxe au kilomètre, qui sera testé dès le 17 février. «C’est la première fois que je lance une telle pétition», explique M. Libotte qui se qualifie de «plutôt diplomate que révolutionnaire».

« Offrir une récompense est plus efficace »

L’auteur de la pétition dénonce le surcoût du projet pour les particuliers dont les travailleurs et doute de l’efficacité des mesures envisagées. «Pourquoi ne pas songer à une alternative, comme une prime au covoiturage? Quand on souhaite d’un enfant qu’il obtienne un bon bulletin, il ne sert à rien de crier préventivement. Lui offrir un cadeau comme récompense est plus efficace», dit-il.

Depuis le lancement de sa pétition, M. Libotte reçoit de nombreux courriels de réactions tantôt positifs tantôt négatifs, auxquels il tente de répondre. On lui propose par ailleurs de diversifier ses actions, certains opposants à la taxe au kilomètre souhaitant participer à une manifestation, d’autres de se fédérer en vue de mener un travail de lobbying.

Si M. Libotte n’est pas convaincu de l’utilité des manifestations, il souhaite profiter du succès de sa pétition pour mettre sous pression les partis politiques et les ministres de la Mobilité des trois Régions du pays.