Leur recherche a été publiée sur le site du « Journal of Anatomy » en septembre. Le chirurgien français Paul Segond avait déjà parlé de ce ligament antéro-latéral dans des travaux publiés en 1879. Mais, depuis lors, ce ligament était, depuis, tombé dans l’oubli.

Le ligament antéro-latéral jouerait un rôle important pour les patients qui souffrent d’une rupture du ligament croisé antérieur. S’il était atteint, ce ligament participerait à l’instabilité rotatoire du genou. Cette instabilité pourrait d’ailleurs persister malgré une réparation chirurgicale réussie après une rupture du ligament croisé antérieur.

«Lorsque le ligament antérieur croisé est déchiré, c’est rarement une déchirure isolée. On connaissait déjà ce ligament, ce n’est pas vraiment nouveau et ce ligament n’est pas présent chez tout le monde», commente le docteur Marc Martens, médecin de sportifs de haut niveau spécialisé dans les ligaments du genou et de la cheville. «Cela dit, le travail de ces chercheurs n’est certainement pas à minimiser».

Les deux chercheurs de l’UZ Leuven se sont penchés sur ce ligament avec les techniques de dissection macroscopique moderne, et c’est ainsi qu’ils ont pu mettre au jour ce ligament. Selon leur étude, celui-ci serait présent chez 97 % des hommes.

L' «Anatomy Society» a félicité les deux chirurgiens, et souligné que, malgré les nouvelles technologies médicales, le corps humain n’a pas encore livré tous ses secrets.