«Les conducteurs de train sont considérés tels des clowns», dénonce le syndicat. Une réunion de conciliation se tiendra dans les prochains jours entre les représentants du SACT et la direction de la SNCB.

Le SACT justifie notamment son préavis de grève par la mise en place à partir du 15 décembre prochain des prestations qui ne laissent que peu de temps au conducteur après un parcours de conduite. Selon le syndicat, ces «cadences infernales» de travail altèrent la qualité de vie du conducteur, augmentent la charge psycho-professionnelle et donc les risques pour la sécurité.

Le syndicat déplore également les suspensions médicales «fantaisistes» des conducteurs de train, pendant lesquelles ils perdent leurs primes de productivité. Il estime qu’ils ne sont pas assez rémunérés par rapport aux nouvelles connaissances nécessaires.

Le SACT exige donc l’introduction de temps de repos entre deux parcours, le respect de la réglementation «Temps et opérations à la préparation», le maintien des primes et indemnités lors d’une suspension à titre conservatoire et la revalorisation de la carrière du conducteur de train.

Une réunion de conciliation se tiendra dans les prochains jours entre les représentants du SACT et la direction de la SNCB. En cas d’échec, le préavis de grève sera exécuté du mardi 5 novembre à 3 heures au mercredi 6 novembre à 3 heures.

La SNCB mène des réunions « sereines » avec les conducteurs de train

La SNCB mène actuellement des réunions avec les conducteurs de train et souhaite que le climat reste serein, a-t-elle clarifié en réaction au préavis de grève déposé par le Syndicat Autonome des Conducteurs de Train (SACT).

Ces discussions portent sur l'établissement des prestations des conducteurs et aucune décision n'est donc encore définitive, a précisé Nathalie Pierard, porte-parole de l'entreprise de transport public.

La SNCB précise qu'elle mène actuellement des réunions avec les conducteurs de train au sujet de l'établissement de leurs prestations. « Les conducteurs y ont la possibilité de mettre le doigt sur des horaires trop serrés ou problématiques", ajoute Nathalie Pierard. "Rien n'est donc encore figé et les réunions se déroulent sereinement. »